17 juin 2009

1101 défis à relever, 1101 propositions à réaliser, 1101 idées à partager...


Suite à la Révolution verte post-électorale du 7 juin, Ecolo, dont le succès est historique, prend la main pour une semaine d'échanges avec le CDh (le moins grand perdant), le MR et le PS.
A l'issue de ces consultations ce lundi, en Conseil de fédération, les co-présidents nous font une proposition : entamer les négociations pour se diriger vers des oliviers tant en Communauté française, qu'en Région wallonne et en Région de Bruxelles-Capitale. Après de nombreuses discussions et échanges avec les délégués et les membres, cette proposition est validée à 87% des votants (les délégués).

Depuis, j'ai reçu de nombreux mails de protestation, d'autres demandant aux Ecolo de ne pas céder aux pressions ou à un éventuel chantage du PS, d'autres enfin qui n'auraient pas voulu d'une coalition avec le MR...

Plusieurs précisions s'imposent quant aux orientations adoptées jusqu'à présent :

1°- nous démarrons seulement les négociations, ce qui signifie que les coalitions ne sont pas bétonnées. Si les priorités et exigences d'Ecolo ne sont pas rencontrées, nous sommes prêts à aller dans l'opposition. Seul le changement fera rester Ecolo dans une majorité olivier.

2°- trois axes principaux ont été définis par Ecolo pour la négociation : la gouvernance, le développement durable, les solidarités. Malgré des signes d'ouverture de la part du MR, une considération de l'ensemble des priorités - énergie, mobilité, environnement, réorientation économique, emploi, solidarités et éducation, gouvernance... - fait apparaître que le PS et le CDh sont les partis avec lesquels nous pourrons les faire avancer, et ce sans laisser une partie des plus vulnérables sur le carreau.

3°- la décision d'aller dans un gouvernement avec le PS ne fait pas disparaître les critiques que nous lui adressons, notamment en termes d'éthique et de gouvernance, éléments qui constituent par ailleurs une des bases de la négociation. D'autre part, Ecolo est bel et bien ancré dans les valeurs de gauche, et ce en toute autonomie par rapport aux autres formations politiques.

4°- quant à la solidarité avec Groen!, surtout à Bruxelles, rien ne change: les 56 priorités communes définies pour Bruxelles sont une base de négociation de chaque côté.


Comme je ne l'ai pas encore fait sur ce blog, je remercie toutes les personnes qui nous ont accordé leur confiance, qui nous soutiennent dans notre combat en faveur de l'écologie politique. Nous restons intègres, autonomes et en faveur d'un réel changement, condition de notre participation à une coalition olivier.

Merci aux 1101 personnes qui ont choisi de me soutenir personnellement...ce qui me motive davantage encore à poursuivre mon engagement en faveur d'un monde plus juste, d'une terre plus verte et à me lancer dans 1101 combats, à relever 1101 défis et à partager 1101 idées avec vous!

Ecologiquement et durablement vôtre,

Saskia

28 mai 2009

Les accords d'extradition et d'entraide judiciaire - Intervention de Josy Dubié


Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001, la base navale de Guantanamo Bay était rapidement transformée en centre de détention forçant la critique de nombreux gouvernements étrangers et d’activistes des droits humains. A la suite de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, les terroristes présumés d’appartenir à la mouvance d’Al Qaida sont transférés à Guantanamo. En 2002, le président Bush en fait la prison des suspectés ennemis à sa guerre contre le terrorisme dont on connaît les dérives.

C’est dans un tel contexte que l’Union européenne et les Etats-Unis signent, le 25 juin 2003, deux accords dans le domaine de la coopération internationale en matière pénale: l'Accord entre l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique en matière d'entraide judiciaire et l'Accord entre l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique en matière d'extradition.

Au moment de l'élaboration des accords, la plupart des États membres de l'Union européenne disposaient déjà d'une Convention bilatérale d'extradition et généralement aussi d'une Convention bilatérale d'entraide judiciaire, c’est le cas de la Belgique.

L'accord ainsi conclu ne lie un État membre de l'Union européenne que dans la mesure où les procédures constitutionnelles prescrites dans cet État membre en matière d'assentiment à ou de ratification de traités ou d'accords internationaux ont été respectées. L’article 77 de la Constitution belge requiert l'assentiment à tout instrument international conclu par la Belgique ou notamment au nom de la Belgique.

Ainsi le Sénat doit-il aujourd'hui examiner ces deux accords.

Le groupe Ecolo-Groen! demande le renvoi de ces projets en commission des affaires étrangères. En effet, il apparaît à la lecture du rapport des travaux, que les membres de la commission ont exclusivement examiné les difficultés que cette convention pouvait poser du point de vue de l'application éventuelle de la peine de mort aux États-Unis.

Il nous semble que nous ne pouvons ignorer, en ratifiant ces accords, les récentes évolutions de la politique américaine vis à vis de graves problèmes de respect des droits humains et des droits de la défense en particulier, que sont l'utilisation de « enhanced interrogation techniques», en langage clair de la torture, de détentions extrajudiciaires, de tribunaux d'exceptions…

La semaine dernière, le Sénat américain a refusé d'approuver le budget nécessaire au plan de fermeture, d’ici à janvier 2010, du centre de détention de Guantánamo Bay, où sont encore détenues quelques 240 personnes dans les conditions que l'on connaît. Les sénateurs ont exprimé la crainte de voir débarquer des ex-détenus sur le sol américain.

Dans le même temps, après avoir suscité un immense espoir en signant ce plan dès le 22 janvier, le Président Obama est revenu sur sa première décision de supprimer les commissions militaires chargées de « juger » les personnes soupçonnées de liens avec les mouvements terroristes. De plus le mois dernier, le Président prenait une décision perçue comme une douche froide par les associations de défense des droits humains aux Etats-Unis en annonçant que son administration renonçait à poursuivre des auteurs d'actes de torture et de mauvais traitements dans les prisons contrôlées par les Etats-Unis, à Guantánamo, mais aussi en Irak et en Afghanistan.
Il nous semble que les accords sur lesquels nous sommes appelés à nous prononcer sont au coeur du sujet puisqu'il s'agit de coopération judiciaire et d'extradition de nationaux vers un tel système judiciaire.

Nous, Sénat belge, devons donc saisir l'occasion de recueillir des informations complètes à cet égard auprès des représentants de l'administration américaine et de réagir en soutien de la politique du président Obama qui s’est montré déterminé à obtenir la fermeture du centre de Guantanamo et le respect des droits de l’homme et ainsi, de supprimer définitivement les vestiges de l’ère Bush.


Josy DUBIE

photo : Jacqueline Roche

9 mai 2009

"Redynamiser les villes en les convertissant au développement durable"


Voici un article publié dans le Monde qui reflète le point de vue de la sociologue Saskia Sassen et illustre l'importance de convertir les villes au développement durable. C'est aussi une de nos propositions Ecolo pour Bruxelles.

En ces temps de crise financière, Saskia Sassen est la figure incontournable des grands sommets sur la ville. La sociologue de la globalisation (qui publie La Globalisation, une sociologie, Gallimard, 348 p., 23 €), enseignante à la London School of Economics et à l'université Columbia de New York, était l'invitée du forum Global City, à Abu Dhabi, les 7 et 8 avril. Elle doit participer à la World Investment Conference, à La Baule (Loire-Atlantique), du 3 au 5 juin, sur le thème "Investir dans les villes globales". Ces métropoles qui concentrent le pouvoir économique et financier de la planète, Saskia Sassen les a décrites dès 1990. Bien avant que le réseau qu'elles forment n'accouche de la crise du siècle.

Dans un article paru en 2003 dans la revue Raisons politiques, Saskia Sassen introduisait ainsi son concept de "ville globale" : "Les villes globales du monde entier forment un terrain propice à la concrétisation (...) d'une multiplicité de processus propres à la globalisation. Ces formes localisées représentent, pour une bonne part, ce dont il s'agit lorsque l'on parle de globalisation. La vaste ville du monde contemporain a émergé en tant que site stratégique pour une gamme d'opérations inédites (...). Il s'agit là d'un des lieux de liaison où de nouvelles revendications, de la part des puissants comme des défavorisés, peuvent se matérialiser."

Comment la crise financière a-t-elle un impact sur l'urbanisation du monde ?

En fragilisant les économies non urbaines, la crise va accélérer l'exode rural, amenant encore plus de pauvres à gagner les grandes villes pour survivre et aggravant le phénomène des bidonvilles. Cette accentuation de la pauvreté urbaine prend une forme particulière dans les pays riches : aux Etats-Unis, on voit se multiplier une nouvelle sorte de sans-abri, issus des classes moyennes, qui créent de véritables "villes de tentes".

Sous l'effet de la crise, les villes riches voient fondre leurs revenus, donc leurs capacités de développement. En 2008, New York a subi une chute de 10 milliards de dollars (7,5 milliards d'euros) de son produit municipal brut, et Los Angeles de 8 milliards de dollars (6 milliards d'euros).

Les "villes globales" sont-elles plus touchées que les autres ?

Les villes globales fonctionnent comme des Silicon Valley où s'inventent des instruments financiers complexes et risqués. Elles sont l'infrastructure vivante de la finance mondiale et de l'économie globale. Quand une crise frappe, elles la subissent de plein fouet.

Mais, en réalité, la pénétration de la finance dans presque tous les secteurs de l'économie a rendu de très nombreuses villes vulnérables. Ainsi New York et Los Angeles ont deux économies urbaines très différentes - seule la première est un centre financier -, mais toutes deux ont été violemment affectées.

Peut-on dire que les villes, ces dernières années, étaient devenues des produits financiers ?

Oui. La finance s'est mise à utiliser la ville elle-même comme un objet d'investissement, privilégiant le court terme et les taux de rentabilité élevés. On construit des immeubles et des équipements non pour répondre à un besoin économique mais par pure spéculation. C'est particulièrement net à Dubaï. Aux Etats-Unis, la crise des subprimes est la conséquence directe de la financiarisation de la ville. La finance a créé des instruments extraordinairement compliqués pour extraire de la valeur même des ménages modestes, en multipliant les prêts immobiliers risqués pour les convertir en produits d'investissement et vite les revendre avec un fort profit. Un mécanisme destructeur pour la ville : des millions de logements sont désormais abandonnés.

Pensez-vous que le secteur privé uniformise les villes par des produits urbains standardisés ?

La globalisation rend les villes de plus en plus similaires : partout les mêmes quartiers d'affaires, les mêmes centres commerciaux, les mêmes grands hôtels, les mêmes aéroports, quelles que soient les stars de l'architecture qui les signent. Car l'environnement urbain consacré aux économies dominantes des villes globales est devenu une simple infrastructure, nécessaire et indéterminée. En revanche, on aurait tort de croire que, parce que les villes se ressemblent, leurs économies sont similaires. La globalisation génère et valorise la spécialisation des économies urbaines, au-delà de la compétition que se livrent les villes.

Dans un monde convalescent, que peuvent attendre les villes du secteur privé ?

Le meilleur moyen de redynamiser nos villes, c'est de les convertir au développement durable. Cela créerait une énorme quantité de travail, qui nécessiterait des partenariats entre le public et le privé. Les entreprises ont un besoin vital des villes, de leurs infrastructures et de leurs réseaux. Cela devrait donner aux municipalités les moyens de négocier un engagement plus fort du secteur privé.

Propos recueillis par Grégoire Allix
Photo: "Vegetal City - A vision by Luc Schuiten" très chouette expo à aller voir au Musées Royaux d'Art et d'Histoire

1 mai 2009

Talk Elections

Invitée du Talk Elections, Saskia Bricmont présente ses priorités pour les Elections en Région bruxelloise.
La candidate Ecolo dresse un bilan positif de l’Olivier. « Le MR a critiqué le bilan de la législature en disant que l’Olivier n’avait produit que des fruits secs. Ca m’a fait rire, car les fruits secs, c’est de l’énergie ! Et un des bons bilans de ce gouvernement, c’est le bilan énergétique. »

Les écologistes sont-ils favorables à de nouvelles lignes de métros dans les quartiers non desservis ? «Ca fait débat au sein d’Ecolo. Nous sommes plutôt favorables pour renforcer les réseaux comme le bus, le tram et la mobilité douce. Nous proposons de développer un maximum de sites propres pour augmenter leur vitesse commerciale. »

La priorité de Saskia Bricmont si elle est élue ? Refinancer des projets sociaux tels que la politique de lutte contre le surendettement.

Une interview réalisée par Grégory Goethals dans le cadre du « Talk Elections » de RTL Info.

25 avr. 2009

Les 10 priorités d’Ecolo : Il est temps de passer dans le Vert ! - avril 2009



La surconsommation de ressources, la flambée de leur prix et l’aggravation des inégalités sociales sont à la source de la crise globale à laquelle notre société est confrontée. La crise financière due au surendettement qui est partie des Etats-Unis apparaît comme la métaphore spectaculaire d’un modèle de développement qui, dans tous les domaines, vit depuis trop longtemps à crédit.

C’est pourquoi Ecolo soutient la mise en place d’un plan de relance vert pour créer et redistribuer le bien-être, sauver le climat et réduire l’empreinte écologique ! Car une véritable transition écologique est nécessaire, il faut réaliser une rupture claire par rapport au système qui nous a menés vers de trop nombreuses impasses, qu’elles soient environnementales, économiques ou sociales Et ce projet doit être porté avec les citoyens, à tous les niveaux de décision, du régional à l’européen.

Nous développons ici nos 10 priorités de campagne pour ces élections régionales et communautaires, que nous déclinons également à l’échelle européenne. Que ce soit en Wallonie, à Bruxelles ou dans le monde, il est temps de passer dans le Vert !

ENVIRONNEMENT
1. Rendre les bâtiments plus efficaces en ENERGIE pour alléger la facture énergétique de chacun et sauver la planète

Producteur de plus d’1/3 des émissions de CO2, le secteur de l’habitat doit faire l’objet d’une profonde rénovation énergétique. Ecolo propose de faciliter les investissements en isolation, en ce compris pour les logements loués, à travers le Partenariat Public Ménages. Après un audit gratuit, une société publique permettra le financement des travaux prioritaires par une avance sur primes et un prêt à taux zéro. Les bâtiments publics et bureaux devront respecter des normes exemplaires et faire l’objet d’investissements massifs pour augmenter leur efficacité énergétique et diminuer la facture des collectivités. Ecolo entend ainsi créer ici des milliers d’emplois.

Pour l’Europe : Les Verts européens veulent renforcer les règles d’efficacité énergétique et créer une Communauté des énergies renouvelables (ERENE).

2. Investir rapidement dans les TRANSPORTS PUBLICS pour élargir l’offre (quantité, ponctualité, qualité, tarif et fluidité) et structurer le territoire

Ecolo veut offrir un service plus étendu et à meilleures fréquences, plus rapide et en site propre en ville. Un service à coût réduit, qui encourage les connections entre modes de transport (par exemple, un titre de transport unique). Ecolo veut aussi faciliter l’usage du vélo et en généraliser les aménagements. Pour les marchandises, les investissements dans la voie d’eau et le rail seront privilégiés. Cette politique ambitieuse passe par l’abandon des grands projets autoroutiers, inutiles et coûteux. Pour l’Europe : La réduction du volume du trafic et un transfert de flux vers les transports en commun exigent un investissement dans les chemins de fer européens, la suppression des exonérations fiscales sur le kérosène et la prise en compte de tous les coûts externes du transport routier (CO2, …).

3. Lutter contre les pollutions pour améliorer l’ENVIRONNEMENT et la SANTE et garantir une ALIMENTATION de qualité pour chacun

Ecolo entend combattre toutes les pollutions. C’est pourquoi, les politiques de prévention, de décontamination et de surveillance des sites pollués, de même qu’améliorer les actions contre les inondations doivent être amplifiées. La promotion, à travers les politiques publiques, d’une alimentation qui permet de rencontrer des besoins nutritifs équilibrés à un prix accessible et dont la production respecte l’environnement, doit être un point essentiel. Ecolo souhaite également que la biodiversité soit plus efficacement protégée et mieux valorisée.

Pour l’Europe : La Politique agricole commune doit être réorientée en faveur la souveraineté alimentaire. L’Union doit aussi veiller à la sanction des infractions environnementales et à la limitation stricte des produits chimiques et des pesticides. L’existence de régions libres de toute culture OGM doit être garantie.

EMPLOI ET SOLIDARITE
4. Orienter le redéploiement économique vers l’ECONOMIE VERTE pour y créer des milliers d’emplois durables et réussir la transition écologique

Ecolo entend ainsi amplifier le développement des filières vertes complémentaires pour les secteurs classiques de l’économie. Il s’agit également de mobiliser l’ensemble de l’activité économique dans l’économie verte. Ecolo veut aussi augmenter l’investissement public dans la recherche et l’innovation, prioritairement dans les secteurs verts et dans le développement durable.

Pour l’Europe : Les Verts européens demandent le lancement d’un Green New Deal avec un plan d’investissements de 500 Milliards € en 5 ans ciblés sur les secteurs verts de l’économie pour créer 500 000 emplois, et d’une stratégie de développement durable avec des objectifs précis en matière de diminution de l’empreinte écologique.

5. Développer les POLITIQUES SOCIALES et les services de proximité pour renforcer la cohésion sociale et mieux répondre aux besoins de chacun

Ecolo soutient les services du secteur « non marchand » qui développent le lien social, sont créateurs d’emploi et de bien-être, qui ne sont pas encore assez reconnus et souffrent de difficultés de financement. Cette offre de service doit être variée, souple et adaptée aux besoins de chacun. Elle doit aussi être de qualité, ce qui suppose aussi une qualité des emplois (formation, statut, salaire).

Pour l’Europe : Des standards sociaux élevés constituent une garantie pour chacun, mais protègent aussi les citoyens de la concurrence déloyale. De même, le déploiement des services d’intérêt général, accessibles à chacun, exige l’adoption d’un cadre juridique européen ambitieux.

6. Investir dans le logement public pour garantir à chacun l’accès à un LOGEMENT de qualité et abordable, et adapter l’habitat aux besoins nouveaux

Cela implique un investissement massif dans la production de logements publics – énergétiquement efficaces. Mais aussi de pérenniser financièrement le secteur et d’optimiser l’utilisation du parc locatif.
Ecolo souhaite aussi mobiliser les autres outils disponibles pour élargir l’offre de logements à prix encadrés (logements gérés via AIS, logements conventionnés, …) et réguler le marché locatif privé.
Ecolo propose de soutenir également les formes alternatives de logement (logement solidaire, cologement, habitat groupé,….) en facilitant l’accès.

Pour l’Europe : Ecolo plaide pour l’augmentation des possibilités de cofinancement européen consacré au logement EDUCATION ET FORMATION

7. Soutenir l’ensemble des acteurs de l’ECOLE pour conduire chaque enfant / adolescent vers l’émancipation

Des mesures de soutien aux enseignants s’imposent pour leur permettre notamment de rencontrer l’augmentation de la mixité sociale et académique et de faire face à la complexification de leur métier.
Il convient aussi de renforcer les alliances éducatives entre les enseignants et les autres acteurs de l’éducation. Ecolo entend lancer un plan intégré d’action en faveur des écoles qui accueillent les élèves en difficultés sociales et scolaires.

Pour l’Europe : Le risque de marchandisation de l’enseignement doit être combattu. Ecolo demande aussi de renforcer l’accès au programme Erasmus pour tous les étudiants, et de le généraliser à toutes les formes d’enseignement supérieur.

8. Redéployer l’ENSEIGNEMENT QUALIFIANT et la FORMATION pour en améliorer la cohérence et l’efficacité, en dialogue avec les besoins des territoires

Miser sur l’éducation des jeunes, sur la formation professionnelle des demandeurs d’emploi et sur la formation continue des travailleurs est essentiel pour répondre aux défis socio-économiques et environnementaux. La formation aux métiers émergents de l’économie verte sera donc particulièrement développée. Ecolo entend veiller au développement de compétences transversales et de savoirs transférables, afin d’en garantir le professionnalisme.

9. Ouvrir des milieux d’ACCUEIL DES ENFANTS de qualité dans chaque quartier / village pour permettre aux jeunes enfants de grandir près de chez eux

Ecolo veut créer plus de 10 000 places d’accueil supplémentaires pour les enfants âgés de 0 à 3 ans, en privilégiant l’ouverture de structures de proximité et en valorisant le travail des accueillantes d’enfants. Ecolo souhaite aussi relancer, en partenariat avec les acteurs associatifs, le développement de l’accueil extrascolaire pour les enfants de 3 à 12 ans, en renforçant par priorité l’accueil collectif de proximité. Les parents doivent pouvoir trouver près de chez eux une structure professionnelle d’accueil de l’enfance afin de concilier harmonieusement épanouissement des enfants, vie des familles et accès à l’emploi.

Pour l’Europe : La création de structures d’accueil de proximité des jeunes enfants doit être encouragée par des objectifs européens et des cofinancements européens dans le cadre des fonds de cohésion.

DEMOCRATIE
10. Mettre en œuvre un Plan de réformes fondamentales des pratiques politiques et consolider la vitalité de l’associatif pour garantir une meilleure GOUVERNANCE

Il est essentiel de sortir des pratiques de clientélisme, des cumuls/conflits d’intérêt et des baronnies, et d’améliorer fortement la qualité de la gestion publique. C’est une nécessité pour restaurer la confiance des citoyens en leurs institutions et garantir l’efficacité du service public mais aussi, en Wallonie, pour permettre son redéploiement économique. Ecolo veut objectiver l’ensemble des décisions publiques, simplifier les institutions, faire collaborer les entités différentes, et lutter contre les conflits d’intérêt et les concentrations de pouvoir en limitant plus et mieux les cumuls.

Pour l’Europe : Ecolo veut améliorer la transparence, la participation et le contrôle citoyen des politiques européennes, augmenter le pouvoir du Parlement européen et renforcer le contrôle des Parlements nationaux. Il faut aussi combattre les dérives sécuritaires et protéger les libertés fondamentales. Il est par ailleurs impératif de réformer les institutions internationales (FMI, OMC, …), assainir les marchés financiers, et donner la priorité au multilatéralisme, en abolissant ses paradis fiscaux et en fixant un plan énergie / climat ambitieux (cf. New Green Deal).

22 avr. 2009

C'est bien parce que c'est la campagne...



Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que je suis reprise dans un sondage de la Capitale. Mais pas n'importe quel sondage... celui qui doit sélectionner la "plus 'belle' bruxelloise". C'est effectivement ici que la chose devient cocasse.

A y regarder de plus près, je me retrouve dans la catégorie 'politique', flanquée entre les personnalités médiatiques et les tops-models.

Si la tendance à le prendre du bon côté et à en sourire l'emporte, à me dire qu'être en politique c'est être un personnage public, cela ne m'empêchera pas de souligner au passage que les idées et le travail font aussi partie du personnage...

20 avr. 2009

The Rough Sleepers Initiative - London


Deux jours de visite à Londres en compagnie des cabinets d'Evelyne Huytebroeck et Pascal Smet, Ministres en charge de l'aide aux personnes pour la Région de Bruxelles-Capitale et de la Strada - Centre d'Appui bruxellois au secteur de l'Aide aux sans-abri.
Le but de cette visite était mieux comprendre les dispositifs mis en place par les autorités britanniques et londoniennes dans le secteur sans-abri, connus sous le nom de 'Rough Sleepers Initiative' RSI.
Dans quelques temps, plus d'informations sur la politique menée seront disponibles sur ce blog.

L'Eco-féminisme

- Introduction L’écologie féministe, éco-féminisme ou encore, « féminisme environnementaliste », est une approche féministe de l’éthique environnementale, apparue entre les années 1970 et 1980 et est considérée comme faisant partie de la « seconde vague » féministe. Né de l’union entre les pensées féministes radicales et écologiques, l’éco-féminisme doit son appellation à la féministe française Françoise d’Eaubonne. Notons qu’en Amérique du Nord, elle s’est principalement développée à partir des mouvements antinucléaire, anti-guerre, pro-environnementaux et pro-homosexuels (lesbiennes) et, bien sûr, féministes « généralistes » des années 1980. Depuis, maintes publications, conférences et actions basées sur la reconnaissance et l’analyse des connexions existant entre les femmes, la nature et le changement social constituent autant de jalons autorisant l’approche théorique que nous développons ci-après. L’éco-féminisme établit un étroit lien entre la domination de la nature par l’homme et l’exploitation des femmes. Il s’oppose de façon radicale à la mondialisation néo-libérale, considérée comme la cause majeure des problèmes de ce siècle : l’exclusion, les violences, la pauvreté, la pollution, les guerres ouvertes ou larvées. Il est à la fois un mouvement de l’esprit, une philosophie de la vie et une résistance politique. L’éco-féminisme n’est pas un mouvement homogène mais apparaît comme une « résultante » constituée de différentes approches contribuant chacune à alimenter la théorie. Cette hétérogénéité constatée aux sources et au sein-même de l’écologie féministe fait à la fois ses forces et ses faiblesses. (...) Accès à la recherche complète (20 pages) sur demande.