En bref : "Soit la majorité n’a aucun projet, aucune vision en
matière d’enseignement communal et d’accueil de la petite enfance et
elle en fait une variable d’ajustement budgétaire, ce qui est pour le
moins regrettable vu que derrière se sont les parents, les enfants et le
personnel qui sont touchés.
Soit, elle a une vision
très claire de ce qu’elle veut faire,mais elle avance masquée, au coup
par coup, pour éviter les vagues, quitte à laisser quelques travailleurs
et parents mécontents sur le carreau. Et dans ce cas, elle trompe le
citoyen athois dont les choix de vie sont mis en cause.
Le
minimum serait donc que la majorité informe sur ses intentions pour les
4 années à venir afin que chacun sache à quoi s’en tenir."
Une
précision préalable. J’ai décidé de vous livrer une version longue du
dossier. Parce que la manière dont il est traité me semble mériter une
attention particulière. Parce que l’attitude de l’autorité communale est
de brider toute contestation, qu’elle émane de l’opposition (ça, c’est
de bonne guerre) mais aussi du personnel,voire de la population. Les
principes de gouvernance démocratique ne sont pas respectés, la
transparence n’est pas de mise, la concertation n’existe pas.
Chacun
ira de sa propre opinion quant à l’opportunité de défendre des services
publics. Je demande qu’au minimum, les intentions et projets politiques
de la majorité athoise soient clairement annoncés aux citoyens.
Les « Maisons des Petits », accueil de 18 mois à 2ans et demi
Au 1er
septembre 2013, la fermeture de 6 maisons de petits - et le maintien
des 9 autres - était annoncée, de même qu’une augmentation des tarifs
pour pouvoir faire face aux charges salariales. Nous avions vivement
contesté cette augmentation des prix qui rendait la fréquentation
inabordable pour beaucoup de parents, particulièrement pour les familles
monoparentales. Les tarifs ont ensuite été rétablis à leur niveau
initial, plus abordable pour les parents.
A la rentrée
2014, j’apprends un peu par hasard que la Maison des petits d’Houtaing a
fermé et, plus tard, que celle de Villers devrait suivre (ainsi que
l’école). Certaines personnes désireuses d’y inscrire leur enfant se
seraient vues remballées par l’autorité communale et dirigées vers
d’autres implantations. Mi-septembre, d’autres n’étaient apparemment pas
encore au courant qu’il ne serait pas possible d’y inscrire leur
enfant… Comment auraient-ils pu l’être ? En effet, l’information quant à
la fermeture de la maison des petits d’Houtaing et sa reprise par une
asbl a été démentie par l’Echevin en charge de la petite enfance « je ne suis pas au courant d’une telle décision »
déclarait-il dans l’Avenir du lundi 15septembre. Cette décision n’avait
en tout cas pas fait l’objet d’une approbation par le Conseil communal
(il n’y en a pas eu en septembre). Pourtant, force fut de constater, sur
le terrain, que l’accueillante concernée avait déjà été transférée dans
une autre structure et que les parents, avant même la rentrée,n’ont
plus pu y inscrire d’enfant. Il apparait donc clairement que la décision
de fermer la maison des petits avait déjà été prise, bien avant la
rentrée. Mais par qui – Mr le Bourgmestre – et avec quelle information –aucune, pas même celle de l’Echevin.
En un an de temps, ce sont 50% de maisons des petits communales qui ont été purement et simplement supprimées.
Quant à la situation des écoles communales
L’école
de Villers était déjà en sursis à la rentrée 2013, mais une levée de
boucliers, la mobilisation des parents et du personnel avait permis de
reculer l’échéance jusqu’à la rentrée2014. Entre-temps, le personnel n’a
pas chômé pour faire vivre la structure.Mi-septembre, les chiffres
n’étant pas atteints, les parents ont été prévenus qu’ils devaient dar
dar choisir une autre implantation pour leur bambin. C’est la règle, si
un certain chiffre de population n’est pas atteint au sein d’une école,
elle doit fermer. Et cela ferait partie de la norme si nous n’avions pas
la conviction profonde qu’ici aussi, la volonté de fermer existe depuis
longtemps dans le chef de Mr le Bourgmestre. Au moins depuis la rentrée
2013.
Je voudrais donc savoir si d’autres petites implantations
font partie du plan de ce dernier. Une politique transparente en la
matière serait en effet saine pour tout le monde : les parents qui
pourraient ainsi anticiper et poser leurs choix de vie en connaissance
de cause, le personnel qui serait également en mesure d’anticiper
davantage et pas continuellement « mis en concurrence » avec celui
d’autres structures.
Il y a un an, nous demandions une
proactivité pour redorer notre enseignement communal. Un peu de
publicité, une politique proactive de la part du PO, une collaboration
entre les implantations« qui ont leur chiffre » et les autres, tout ça
combiné aurait sans doute permis de trouver les deux élèves manquant
pour faire vivre l’école de Villers.
Mais malgré des équipes
dynamiques qui ont fait tout leur possible, l’absence de publicité pour
la structure, les jeux de chaises musicales au sein des membres du
personnel, l’absence d’information vers les parents (voir ci-dessous),
un PO qui dirige les nouveaux inscrits vers d’autres implantations
(témoignage de parents notamment), sont autant d’éléments qui montrent
que l’objectif politique derrière tout ça est clair. Et la fermeture de
la maison des petits, même si elle n’est pas le gage automatique de
futurs élèves pour l’école maternelle, n’y contribuera certainement pas
non plus.
Un impact sur la vie de nos cœurs de villages
Depuis
quelques années, chacun s’accorde pour pointer la nécessité de faire
revivre les cœurs de villages, d’y(ré-)implanter de l’activité comme une
épicerie, une boulangerie, un bistro ou une librairie, du mobilier
urbain comme des bancs, etc. La présence de petites classes et d’une
structure d’accueil des petits influence aussi la dynamique des
villages.
Ce sont des choix de vie qui sont bousculés quand des décisions comme celles-ci sont prises.
Pourquoi penser qu’il s’agit d’un objectif délibéré de la majorité ?
Je reprendrai quelques arguments avancés par Mr le Bourgmestre pour justifier des fermetures:
- Pas de places en moins.
La maison des petits d’Houtaing sera désormais occupée par une
accueillante conventionnée. Ne nous méprenons pas, mon propos ne vise
pas les accueillantes qui travaillent avec l’asbl concernée, dont on ne
connait que trop bien les difficultés et contraintes auxquelles elles
sont soumises et qui demandent des réponses par ailleurs. En tant que
membre d’un conseil communal, mon inquiétude concerne la réduction progressive mais certaine des services publics.
Les bâtiments communaux, aménagés, peints,fournis pour le plus grand
bonheur des tous petits sont mis à disposition à titre gratuit alors que
ce sont pour l’essentiel des raisons budgétaires qui poussent à ces
décisions de fermer les services communaux.
Donc si dans l’absolu la
structure ne ferme pas, ce sont bel et bien des places communales en
moins et au total, aucune place nouvelle ne voit le jour. Par ailleurs,
cette décision ne date donc pas de la rentrée, moment où l’on s’est
rendu compte qu’il n’y avait pas assez d’inscrits. En effet, le dossier
de reprise de la structure avait déjà été réglé par Mr le Bourgmestre
avant la rentrée.
- Pas assez d’inscrits, libre choix des parents.
Les listes d’attente au sein des crèches ne désemplissent pas,
certaines structures sont débordantes. Le libre choix des parents est
indiscutable, mais certains parents désireux d’inscrire leur enfant dans
lesdites structures se seraient faits orienter vers d’autres
implantations au moment de l’inscription.Ce qui est donc certain, c’est
que si on n’assure pas la promotion d’une structure et que l’objectif –
caché – est de la fermer, cela ne contribue pas à attirer de nouveaux
parents. Plus que l’absence d’enfants sur Houtaing, c’est l’absence de
volontarisme de l’autorité communale qui a décidé du sort des maisons
d’enfants.
- La dénatalité : les chiffres sont en berne, il faut faire des bébés ([rires gras dans l'assemblée]...
et oui). Trêve de plaisanterie. En chiffres absolus, s’il y a un
tassement… il n’empêche pas les listes d’attente,notamment au niveau des
crèches! Combien de parents n’attendent-ils pas,inquiets, le coup de
fil qui leur annoncera qu’ils ont une place ?!
- Ça coûte trop cher.
Certes, ce secteur coûte cher, l’accueil de la petite enfance et
l’enseignement ne sont pas des secteurs rentables, on le sait. Ath, à
une certaine époque, a fait le choix de développer ces services,les
supprimer aujourd’hui relève également d’un choix et de priorités
politiques. C’est un choix que je ne partage pas et qui aurait, à tout
le moins,du être annoncé de manière transparente aux athois. Les
parents, le personnel sont mis devant le fait accompli de nouvelles
fermetures à chaque rentrée, alors même que vraisemblablement, les
projets sont clairement établis depuis un moment.
- Pas de pub ou une mauvaise pub
Je
reçois dans ma boîte au centre ville une brochure « Les écoles
communales d’Ath ville : 5 implantations où il fait bon grandir ! ».
Enfin de la publicité pour notre enseignement communal, je l’accueille
avec un sentiment positif. Mais quel dommage pourtant de ne pas y
retrouver les implantations communales des villages.Plus d’un athois du centre ville y envoie en effet ses enfants !

Quant
à la brochure de l’enseignement communal pour l’année
scolaire2014-2015 : publicité pour les écoles et les maisons des petits.
Et là,d’une part le projet de certaines écoles est bien développé
tandis que pour d’autres, une ligne est censée résumer la spécificité du
lieu. D’autre part,c’est l’ancien tarif à la journée qui est indiqué
pour l’accueil au sein de nos maisons des petits, celui qui, après
quelques mois de fronde, a été supprimé pour en revenir au tarif
précédent ! 20€par jour pour son petit :totalement dissuasif comme prix
pour la plupart des ménages ! C’est pourtant ce qui est renseigné dans
la nouvelle brochure : plus cher que les tarifs pratiqués par le privé
sur Ath. Vous me direz encore que l’on ne cherche pas délibérément à
détourner les parents des maisons des petits ?
C’est bien le rôle de l’autorité communale, en tant que PO, de valoriser l’accueil et l’enseignement communal.
- Démotivation du personnel Le
personnel semble en attente d’une réelle concertation avec le pouvoir
organisateur qu’est la commune. Il reçoit des directives par courrier,où
les consignes sont formulées par écrit,sous forme d’injonctions,
inscrites en gras et en souligné.
Jusqu’ici, la publicité des
structures dépendait davantage de démarches effectuées par le personnel
que dela commune, s’il y a une dynamique au sein de l’équipe, la pub se
fait (via des flyers maison, des blogs…), si pas,il n’y en a pas.
Par
ailleurs, les restructurations des écoles communales en juin ont mis la
lumière sur une pratique apparemment courante : des changements
d’affectation de membres du personnel sans concertation ni même
information préalable, sans que les raisons ne soient toujours très
claires. Un personnel qui devrait toujours s’estimer heureux d’avoir du
travail, et c’est ce bien qui contient la contestation éventuelle. La
peur de perdre son emploi, la crainte suscitée par une politique très
interventionniste.
- L’absence d’information vers les parents au sein des écolesLa concertation n’est décidément pas le fort de la majorité (
informer après avoir décidé, ce n’est pas
se concerter).
Que ce soit avec les parents,le personnel, le conseil communal. Je m’en
réfère par exemple à la lettre adressée par Mr le Bourgmestre aux
houtaignois en date du
24 septembre les informant des décisions
prises… Ou encore des réunions de commissions purement informatives
quelques jours avant le conseil communal, qui sont censées être des
lieux de débat mais qui servent surtout à l’étouffer.
Et
pourtant, les inscriptions au sein de nos écoles dépendent avant tout
des parents qui voudront bien y inscrire leurs enfants, de la dynamique
au sein d’une école, des liens créés avec les équipes
pédagogiques,d’autant plus au sein de petites structures rurales.
Une collaboration entre services communaux toujours en attente : crèches du CPAS, maisons des petits, enseignement communalEst-il
bien normal de laisser mourir un accueil communal de la petite enfance
« faute de candidats » alors que les listes d’attente au sein des
crèches du CPAS (et des autres), sont longues, voire très longues ?
Je
m’adressai plus particulièrement à Messieurs l’échevin et Président du
CPAS,lesquels n’ont absolument rien dit, en dehors d’un ricanement, à
l’occasion de ce Conseil communal : à quand une collaboration entre
crèches du CPAS,maisons des petits puis enseignement communal pour
proposer un « parcours »aux parents qui souhaitent une place d’accueil
pour leurs petits dès le plus jeune âge ? De nombreux parents athois ne
connaissent même pas les maisons des petits et les alternatives à la
crèche qui sont proposées sur le territoire communal. Or, nombreux sont
également les parents qui désespèrent de recevoir LE coup de fil leur
annonçant qu’ils ont une place en crèche à l’issue du congé de maternité
ou parental. La demande existe sur Ath, il est faux d’affirmer le
contraire comme le fait la majorité pour justifier ses décisions.
N’est-il
dès lors pas aberrant de refuser des bébés au sein de nos crèches
communales, alors que ces dernières pourraient par exemple se
spécialiser dans l’accueil des 3-18 mois et ensuite« passer le relais »
aux maisons des petits qui accueillent dès 18mois ? Nos écoles
communales bénéficieraient dans la majorité des cas de cette logique car
un enfant et des parents habitués à un cadre n’ont la plupart du temps
pas de raison d’en changer entre les tranches de vie.
C’est sûr,
une telle organisation demanderait de la concertation,du volontarisme
du PO, l’association du personnel des différentes structures.Mais
surtout et avant tout une réelle volonté politique.
Pour développer de nouveaux services, il faut attendre le« Masterplan ». Pas pour les fermer ?Construction
de nouveaux logements, arrivée de nouveaux habitants, la Ville d’Ath
grandit. Depuis de nombreuses années, il nous apparait indispensable
qu’une réflexion globale ait lieu afin d’anticiper un maximum l’arrivée
de ces nouveaux habitants, d’assurer une politique immobilière
cohérente, de réfléchir la mobilité en conséquence et les alternatives
qui doivent être proposées à la voiture car la ville est déjà saturée
aujourd’hui aux heures de pointe, de réfléchir les services qui devront
être prévus pour répondre aux besoins des nouveaux habitants sans les
contraindre à utiliser leur voiture ou trouver réponse à leurs besoins
en dehors de Ath.
Le Master plan ! Une étude vient d’être lancée,
laquelle est menée par Ideta, pour répondre à ces questions. A bon
entendeur ! Il était temps et nous l’attendons impatiemment,nous avons
proposé notre collaboration et insisté sur celle de l’ensemble des
acteurs associatifs et autres pour réfléchir ensemble. On nous la
promise... Bref, le Master plan on l’attend. En attendant l’autorité
communale décide de fermer des services publics aux athois dans
l’accueil de la petite enfance,voir l’enseignement. Je m’étonne donc une
fois de plus que des décisions soient prises, lesquelles sont
irrévocables, car je doute que des structures publiques soient
réouvertes : on laissera le soin au privé de s’en charger. C’est
d’ailleurs ma crainte dans le cadre du nouveau projet de crèche,
également à l’OJ du conseil communal d’octobre et sur lequel j’aurai
l’occasion de revenir dans une prochaine note.
Etions-nous prévenus ? Est-ce que l’opposition ecolo crie au loup ? Que dit l’accord de majorité ?Aujourd’hui
la question est donc : quel est l’objectif réel de la majorité
athoise violette? La privatisation de l’accueil de la petite enfance et
la réduction du nombre d’implantations scolaires pour se concentrer sur
les« plus grosses implantations » ? Si oui,quelles implantations sont
encore visées ? En tout cas, l’accord de majorité ne répond à aucune de
ces questions.
De deux choses l’une :
Soit la majorité n’a
aucun projet, aucune vision en matière d’enseignement communal et
d’accueil de la petite enfance et elle en fait une variable d’ajustement
budgétaire, ce qui est pour le moins regrettable vu que derrière se
sont les parents, les enfants et le personnel qui sont touchés.Soit,
elle a une vision très claire de ce qu’elle veut faire,mais elle avance
masquée, au coup par coup, pour éviter les vagues, quitte à laisser
quelques travailleurs et parents mécontents sur le carreau. Et dans ce
cas,elle trompe le citoyen athois dont les choix de vie sont mis en
cause.Le minimum serait donc que la majorité informe sur
ses intentions pour les 4 années à venir afin que chacun sache à quoi
s’en tenir.L’accueil de la petite enfance et notre
enseignement communal, leur personnel,méritent un avenir sûr et des
garanties quant au soutien de leur PO. La rentrée2015 ne peut être celle
de nouvelles fermetures, ni de nouveaux jeux de chaises musicales au
sein du personnel, ni de nouvelles incertitudes pour les parents et les
enfants. Ce serait la meilleure manière de détruire ce service public
que les athois attendent de qualité.
Et pour finir, quelques anecdotes (marrantes si elles n’étaient pas pathétiques) du Conseil communal : 1/
La question : Je reconnais que mon interpellation était longue, mais
une fois n’est pas coutume et le sujet me semble assez important pour
lui consacrer un débat et du temps.Interrompue par le Président de
séance à 2/3 de mon exposé, j’ai droit à du« photovoltaïque », « c’est
moi le Bourgmestre »,« vous vous êtes déjà exprimée dans la
presse »,« vous n’aviez qu’à poser vos questions en commission » (ben
voyons,vous savez ces commissions qui servent à étouffer le débat en
conseil communal),« si vous aviez déposé une question dans les temps,
nous vous aurions répondu »(oui oui, surtout ne pas critiquer en
public), …avant de clôturer le débat. Bref aucun argument qui réponde
aux éléments que j’ai mis en avant.
2/ La réplique : Moi « en vertu du ROI Mr le Président j’ai droit à une réplique… » Lui :« en
vertu du ROI, je préside cette séance et le Président décide de la
tenue des travaux. Je vous répète que le débat est clos ».
Ah mais zut, il n’y a pas eu de débat.
3/
Et puis il y a eu la petite voix que l’on entend jamais mais qui
s’incruste : l’Echevine de la culture a en fait réellement clôturé le
point en volant au secours d’un Président de séance hors de lui. Arguant
que de toute façon ma question n’était pas une question d’actualité (note de lecture :le règlement d’ordre intérieur du conseil communal ne prévoit que la possibilité de poser des questions d’actualité). Alors, la rentrée scolaire n’est déjà plus un sujet d’actualité au 3 octobre, date du 1erconseil
communal qui suit la rentrée, sachant qu’il n’y a pas eu de CC en
septembre ? Je laisse, à nouveau, à chacun le soin de juger.
#vivelademocratie