Ecolo-Ath présente ses premiers candidats pour les élections communales

A six mois, des élections communales du 14 octobre prochain, Ecolo-Ath présente aujourd’hui les 12 premiers candidats qui se présenteront devant l’électeur.Une équipe soudée, une liste renouvelée. Mis en ligne le 17 avril 2012


En novembre dernier, le duo de tête a été désigné. Récemment, nos instances locales ont désigné 10 autres candidats et candidates. A chaque fois, les propositions ont été approuvées à l’unanimité. C’est donc une équipe soudée qui portera un projet innovant pour Ath, dans la sérénité et le dialogue avec la population, mais avec la conviction forte qu’Ecolo doit enfin réintégrer le conseil communal d’Ath pour y porter notre projet alternatif et nos solutions pour notre ville, ses quartiers, ses faubourgs et ses villages.

La liste provisoire se présente comme suit :
1. BALCAEN RONNY Ath
2. WILLOCQ JESSICA Ath
3. DELVAUX LAURENT Houtaing
4. BRICMONT SASKIA Ath
5. DELEHOUZEE PHILIPPE Ath
6. DUJACQUIER NATHALIE Meslin-l’Evêque
7. STREEL PATRICK Irchonwelz
8. TAZI DELPHINE Houtaing
9. DELVAUX FREDERIC Maffle
10. PLACE A POURVOIR
11. PERREAU SERGE Ath
12. GILLEMAN THERESE MARIE Arbre

29. HELLENDORFF ERIC Villers-Notre-Dame

Sur les douze candidats et candidates, sept sont de nouveaux visages. Nombre de nos candidats et candidates sont engagés sur le terrain associatif, en particulier dans les nouveaux mouvements qui fleurissent sur Ath. Ils ont participé activement à la phase de diagnostic de l’agenda 21 local. La liste Ecolo sera une liste qui incarne le renouvellement et la réponse aux nouveaux défis de notre temps.

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- Discours prononcé à l'occasion de la présentation des vœux le 25 janvier 2012 en l'Espace Wallonie Picarde à Tournai -

Bonjour à toutes et tous,

La régionale de Picardie est particulièrement heureuse de vous accueillir en l’Espace Wallonie picarde pour vous présenter ses vœux pour l’année 2012.

Si nous devions résumer en 3 mots les vœux qu’Ecolo Picardie adresse à la Wallonie picarde pour 2012, ils seraient solidarité, prospérité et respect !

Solidarité parce qu’aujourd’hui, l’austérité pratiquée en réponse aux supposées attentes des marchés et des agences de notation qui sont désormais plus souveraines que des Gouvernement élus, touche au 1er chef les personnes qui sont pourtant déjà les plus exposées : les bas revenus, les femmes, les isolés, les petits indépendants… Certains pratiquent ainsi la simplicité volontaire non par choix mais par nécessité. La solidarité a été sacrifiée sur l’autel de la règle d’or budgétaire. Comme vous le savez, des négociations sont actuellement en cours à l’échelle européenne qui devraient confirmer ces orientations et imposer aux Etats membres des mesures strictes de rigueur budgétaire dont les conséquences pour les gens seront directes.

Si les efforts sont nécessaires, que le retour à l’équilibre est un objectif que nous ne pouvons que soutenir, est-il normal que ceux qui doivent les supporter sont déjà ceux qui en supportent le plus, que l’on sacrifie les services aux personnes tandis les services aux banques sont préservés ?

De l’Europe à la Belgique les ambitions sont pourtant grandes. La lecture des plans d’actions européens, de l’accord de gouvernement fédéral parlent notamment d’objectifs ambitieux de réduction de la pauvreté, du chômage, des inégalités, de l’augmentation du taux d’emploi, d’une recherche et d’innovation de pointe, de système scolaire performant… il est évident que nous les partageons.

Mais nous ne partageons pas le chemin poursuivi par l’Europe et par le Gouvernement fédéral pour y répondre : durcissement des conditions d’accès à la pension ainsi qu’aux crédits-temps qui permettaient pourtant une meilleure conciliation vie privée-professionnelle et dont les femmes sont les 1res bénéficiaires, aux allocations, l’allongement du stage d’attente pour les jeunes sans perspectives d’emploi, la diminution des investissements dans les secteurs porteurs d’emploi et de déploiement économique et écologique…

Est-ce là la manière de dire aux citoyens qu’ils n’en font pas assez ? Qu’ils sont sanctionnés parce qu’ils n’ont pas fourni assez d’efforts ? Pas assez travaillé ? Ou pas assez longtemps ? De dire aux femmes ou aux hommes qui ont fait le choix de s’occuper d’un proche ou tout simplement de prendre du temps pour eux qu’ils n’en avaient pas le droit ?

Nous ne voulons pas d’un monde qui presse les gens comme des citrons jusqu’à ce qu’il n’en reste que les pépins.

Nous, écologistes, exigeons que l’équilibre ne soit pas seulement budgétaire, mais également social (objectifs de réduction de la pauvreté, emploi...) et environnemental (objectifs de réduction des émissions de CO2, préservation de la biodiversité...) ! L’Europe et la Belgique doivent être porteuses de cette triple règle d’or ! Si nous refusons de léguer une dette économique aux générations futures, nous ne voulons pas non plus leur léguer une dette environnementale ni une dette sociale !

Nous n’en attendons pas moins de la part du 1er Ministre et des Ministres-présidents des entités fédérées, dont l’un d’entre eux brigue le mayorat de cette Ville et qui, comme d’autres dans la région, aura validé les décisions fédérales et européennes et devra les assumer ! Nous exigeons que cette triple règle et le non à l’austérité soit le leitmotiv de la Belgique dans les négociations européennes.

Nous voulons que la solidarité ne soit pas juste un slogan et que les mesures économiques et budgétaires de rigueur laissent la place à l’humain, au développement d’initiatives. Tout d’abord en offrant des perspectives d’emploi dans les secteurs porteurs que sont :

* l’aide aux personnes : l’on sait en effet que la croissance démographique et le vieillissement de la population exigent des responsables politiques une anticipation accrue afin de permettre aux milliers d’habitants de plus que comptera la Wallonie picarde d’ici 2050 de vivre en harmonie, tant dans les villes que les milieux ruraux.

Nous apprenions récemment que notre région manquera de femmes et de jeunes d’ici 2060, avec des différences sensibles que nous nous trouvions à Tournai et Mouscron ou à Ath et Soignies. Il est grand temps de leur donner des perspectives et nous savons que notre région dispose de nombreux atouts et offre des opportunités pour ce faire !

* les énergies renouvelables, la transition écologique des entreprises, le recyclage autant de secteurs porteurs d’emploi, qui placeront notre territoire à la pointe de la transition écologique.

* Le Forem l’annonçait, d’autres secteurs constituent la fierté de la région : la logistique, l’industrie agro-alimentaire ou l’industrie chimique et pharmaceutique. Donnons-nous le défi de maintenir ces secteurs à la pointe en assurant leur transition vers des modes de production écologiques, notamment grâce au soutien du plan Marshall 2. vert qui porte ses fruits (Logistics in Wallonia, Bio Win…).

C’est ainsi que nous pourrons y amener la prospérité, notre 2e souhait pour la région. Celle-ci ne s’obtiendra pas par le toujours plus qui mène aux excès que l’on connait aujourd’hui, mais par le toujours mieux. Cette prospérité passera sans aucun doute par l’Eurométropole, un territoire de plus de 2 millions d’habitants, qui se construit au-delà des limites territoriales et linguistiques, vers la France et la Flandre, au sein d’une Europe qui n’a que trop besoin de ces nouveaux liens.

Mais ces liens à nouveau ne sont pas qu’économiques, ils sont aussi sociaux, culturels, éducatifs, secteurs qui ont tendance à être négligés en temps de crise alors qu’ils constituent la source des adultes de demain, de la réflexion, de la cohésion. Pour ne citer qu’un seul exemple : la suppression de la gratuité des musées le dimanche alors que la culture devrait être un bien commun accessible à chacun.

Ces liens passent bien entendu aussi par la mobilité. 2012 est l’année de la négociation du prochain plan d’investissement 2013-2025 de la SNCB. Pour la première fois de son histoire, sous la houlette de Philippe Henry, la Wallonie s’est préparée à cette négociation. Les travaux menés jusqu’ici et qui ont été soumis à la consultation des secteurs a déterminé six enjeux essentiels que la Wallonie doit prendre en compte pour reprendre son destin ferroviaire en main et faire du rail un outil au service des citoyens et des entreprises (sécurité, ponctualité et maintenance du réseau ; qualité du service, en partant des besoins ; amélioration de l’offre ; investissements dans les gares et points d’arrêt ; accès au réseau pour les chargeurs et inciter ainsi le transport de marchandises par rail ; la gouvernance).

Ces enjeux concernent bien évidemment aussi la Wallonie picarde, étant donné la croissance continue du nombre de voyageurs, l’augmentation de la mobilité professionnelle dans notre région et que les décisions de fermeture des guichets et petites gares pleuvent, alors que l’on sait à quel point ils revêtent une importance particulière pour le lien social dans les villages et les endroits reculés.

Des projets ont déjà été pointés pour notre région comme la diminution du temps de parcours entre Mouscron et Bruxelles ; des travaux d’infrastructure tout au long de la dorsale wallonne et j’en passe.

Nous, picards, devront défendre ces différents projets auprès de la SNCB.

Si nous savons que des priorités devront être dégagées, nous voulons que le rail s’inscrire résolument dans les objectifs de réduction des émissions de CO2 ainsi que des besoins des citoyens, des navetteurs, qui par souci écologique et économique sont de plus en plus nombreux à faire le choix du rail.

Ce qui me permet d’embrayer sur le 3e souhait pour 2012 : le respect.

Le respect du citoyen au travers des décisions politiques, la garantie d’accès à des services publics de qualité, à une alimentation saine, à une éducation, un emploi et un environnement de qualité…

Le respect passe aussi par celui des jeunes qui, trop souvent stigmatisés comme responsables de désordre social, sont les laissés pour compte des décisions actuelles. Même si certains faits isolés auront toujours lieu, nous refusons de répondre à la violence par la violence, par les caméras de surveillance, par la peur et la haine qu’elle suscite. L’insécurité, le sentiment de malaise qu’elle génère au sein de certains quartiers ne peut contribuer à rétablir le lien social distendu : nous voulons redéployer la solidarité chaude, de quartier, par la présence de la police de proximité mais aussi le développement des comités de quartier, l’association et la fédération des jeunes et de moins jeunes autour de projets qui leurs donnent des perspectives, l’accompagnement et la formation des jeunes, le dialogue.

Et les élections communales et provinciales de 2012 offrent cette perspective, elles sont une échéance clé pour insuffler ce souffle nouveau en Belgique, dans le Hainaut, en Picardie.

Elles portent en elles espoirs et défis. Le niveau communal est le plus proche du citoyen, des réponses concrètes et dans un même temps nous savons à quel point les mesures citées plus haut auront un impact direct sur les politiques et les finances communales : les conséquences de la faillite de Dexia tout d’abord, les politiques fédérales ensuite qui touchent les allocataires sociaux et entraineront un report de charge inévitable sur les CPAS, avec une précarisation des personnes en difficulté et partant, des quartiers défavorisés ou encore le rapatriement des réserves de trésorerie des agences locales pour l’emploi vers le fédéral, qui fait aujourd’hui planer la menace pour certaines de devoir mettre la clé sous le paillasson, alors qu’elles sont parfois les seuls outils de développement d’une politique locale de l’emploi. Par ailleurs, 2012 sera-t-elle enfin synonyme de mise en œuvre de la réforme des services incendie tant attendue depuis le vote de la loi de 2007 suscitée par la catastrophe de Ghislenghien, laquelle doit donner un statut aux pompiers volontaires et soulager les finances communales ?

Si les contraintes budgétaires sont importantes, Ecolo travaille d’arrache-pied depuis l’opposition au fédéral pour dénoncer ces dérives et au sein des majorités régionales pour faire de Bruxelles et de la Wallonie des leviers et exemples de développement durable. Mais le niveau communal reste néanmoins le premier levier d’action qui doit animer le monde politique dans l’intérêt des citoyens et le souci de l’intérêt collectif.

C’est pourquoi dans ce cadre, le défi est double pour les écologistes :

1° Renforcer notre ancrage local en Picardie et démultiplier nos participations afin de peser sur les choix communaux. Les mandataires actuels, que nous tenons à remercier au passage, ont démontré la force propositionnelle d’Ecolo, et ce même depuis les bancs de l’opposition. Là où nous poursuivrons notre travail dans l’opposition, et là où nous ferons notre entrée dans les conseils communaux, notre opposition se voudra critique mais toujours constructive afin d’amener des propositions pour la commune.

2° Faire de l’écologie le levier de la transition de nos communes et de la Province afin d’y insuffler des politiques novatrices en matière sociale, économique et environnementale. Cela se fera avec les citoyens, avec la société civile et les autres acteurs porteurs de développement et de transition au sein des communes. C’est notamment pour ça, qu’Ecolo a lancé les Rencontres de l’Ecologie politique, un large processus participatif de consultations, d’échanges, d’actions et de débats afin de construire les réponses aux enjeux politiques de demain tout en réconciliant les citoyens et le politique. Ecolo Picardie s’inscrit dans ce processus parce que cette dernière dimension, de la confiance du citoyen, est pour nous essentielle, parce que nous ne voulons plus que les citoyens se sentent redevables, des clients, mais parce que nous voulons que les citoyens picards soient libres de leurs choix !

Avec nos candidats, nous continuerons à aller à la rencontre des citoyens, des entreprises, des associations, qui forgent l’avenir de la Wallonie picarde !

Merci de votre attention !


Retrouvez tous nos candidats et nos actions sur http://picardie.ecolo.be et facebook « Ecolo Picardie »

Où va la Belgique ?



La crise en Belgique est devenue pour nombre de citoyens un véritable sujet de préoccupation.

Afin de répondre à leurs et à vos questions, la Régionale Ecolo de Bruxelles organise une rencontre citoyenne au Café Monk, rue Sainte-Catherine 42, 1000 Bruxelles, le jeudi 27 janvier 2011. Des représentants Ecolo et Groen!, répondront à ces questions au cours d’un débat qui se révèlera certainement très enrichissant. Avec la présence confirmée de Sarah Turine, Christos Doulkeridis, Olivier Deleuze et un représentant de Groen!

L'objectif n'est pas de faire un cours magistral sur la tuyauterie institutionnelle mais bien de donner quelques éléments clarifiants sur nos institutions, permettant la compréhension et surtout de répondre aux questions en expliquant nos positions et nos propositions: que défendons-nous, que faisons-nous avec Groen!, quelle Belgique voyons nous pour demain?

Conseil du Parti vert européen du 8 au 10 octobre 2010

Parfois, quelques images valent mieux de longues palabres... Voici donc un court reportage sur le Conseil du Parti vert européen qui s'est tenu à Tallinn du 8 au 10 octobre 2010. Ce Conseil a lieu deux fois par ans et je m'y rends en tant que déléguée pour le parti Ecolo, il rassemble tous les écologistes européens et des écologistes 'observateurs' venus des quatre coins de la planète. Un riche moment d'échanges, de discussions et de rencontres.
Pour ceux à qui le son ne serait pas accessible, il existe également un rapport complet rédigé par la délégation et disponible sur demande.


les verts d'Europe se réunissent à Tallin
envoyé par ecolo-be. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Plus d'infos sur le site du PVE.

12.971 fois merci!

Dimanche après-midi.
Les bureaux de vote ferment, les 1ers sondages sont publiés et les résultats arrivent au compte goutte. La victoire de la NVA se confirme rapidement, ainsi que celle du PS. Ecolo se maintient globalement, perd des voix à Bruxelles mais conserve tous ses sièges, soit 8 à la Chambre et 2 au Sénat. Ce résultat est positif étant donné le contexte nettement moins « porteur » que lors des deux scrutins précédents, et ce d'autant plus qu'Ecolo devient le 3e parti francophone au Sénat.
Son homologue du Nord, Groen!, tire quant à lui son épingle du jeu dans un paysage politique flamand très jauni, en grappillant un siège supplémentaire, soit 5 à la Chambre et 1 au Sénat!
Les regards se tournent ensuite vers les voix de préférence. On compare, on attend, les chiffres montent. 2h du matin, le dernier bureau est dépouillé. Vous m'avez accordé 12.971 voix.

Alors, 12.971 fois merci pour la confiance que vous m'accordez, 12.971 fois merci pour les encouragements à poursuivre le combat pour cette société plus juste, plus égalitaire, plus verte et plus solidaire!

La suite ne sera certainement pas simple. La main est aux grands vainqueurs de ce scrutin, en espérant qu'ils puissent rapidement trouver un terrain d'entente, former un Gouvernement, entamer sereinement la Présidence belge de l'Union européenne et en revenir aux problématiques essentielles qui font le quotidien des belges.
On peut souligner que ces élections auront porté 42,5% de femmes au Sénat tandis que le Parlement fédéral dans son ensemble atteint un niveau de 40% de femmes directement élues. Par contre les femmes restent toujours minoritaires à la Chambre.

Pour ma part, je poursuis mon travail au sein du Département politique d'Ecolo, ainsi que mon engagement militant au sein de la locale d'Etterbeek et de la régionale de Bruxelles. Rendez-vous donc sur ce blog pour la suite des aventures et sur facebook pour me suivre au jour le jour.

A bientôt,

Saskia

J-1 : Le 13 juin, c'est demain!

Ce dimanche, nous irons voter. Un droit ou un devoir certes, mais surtout une responsabilité pour chacun d’entre nous de poser le choix du projet de société qui permettra non seulement de sortir rapidement de l’imbroglio institutionnel, mais surtout qui posera les choix et les investissements nécessaires pour l’avenir. Un choix dont les conséquences seront positives pour les générations futures. Pour ces raisons et pour la cohérence entre le discours et les actes, je reste convaincue, plus que jamais, de la pertinence du vote en faveur d’Ecolo.

Indépendamment des orientations idéologiques, j'invite chacun à poser un choix raisonné et démocratique ce 13 juin. Ne pas voter, se laisser tenter pas le vote blanc ou voter pour les plus radicaux, c’est risquer de bloquer toute perspective de discussion en faveur d’une Belgique unie, moderne et solidaire.

Si, comme moi, vous souhaitez soutenir le projet de l’écologie politique en faveur d’une société plus juste, plus égalitaire, plus verte et plus solidaire, je vous invite à voter Ecolo ce 13 juin, liste n°12.

Bon vote!

Saskia

J-2 : Quelle que soit la politique que nous voulons mener, il sera nécessaire de trouver un accord institutionnel

11 juin 2010 | Il sera essentiel , après le scrutin de dimanche, de mettre en place des politiques socio-économiques et environnementales nouvelles, ambitieuses et efficaces. Néanmoins, il conviendra également de trouver un accord institutionnel pour donner un avenir à notre pays.

Disons alors les choses simplement : dans la volonté de développer la solidarité, dans le respect ferme des droits des francophones et le maintien d’un esprit de dialogue et d’ouverture avec la Flandre, il y a un équilibre qui devra être instauré dès le début des négociations. Avec Groen ! nous formons une famille politique soudée par delà les crises institutionnelles.
Pas de tabous mais de sérieuses balises pour un nouvel équilibre institutionnel

- les entités fédérées peuvent avoir des responsabilités plus grandes en matière d’emploi, de logement ou de sécurité routière, par exemple, pour des compétences plus homogènes. Le chemin inverse peut aussi être fait (Groen ! propose ainsi de refédéraliser la prévention en matière de santé ou de maintenir fédérale la coopération au développement) ;

- par contre – et Groen ! partage d’ailleurs notre conviction – nous ne pouvons envisager de mettre à mal la sécurité sociale ou d’ouvrir une concurrence fiscale entre les Régions ;

- Ecolo et Groen ! sont des partis fédéralistes, depuis leur création. Le confédéralisme prôné par certains est un leurre car c’est l’antichambre du séparatisme, comme le suggère la NVA. Dans cette vision de la Belgique, Bruxelles est supprimée. Ecolo et Groen ! proposent exactement l’inverse, renforcer Bruxelles dans sa place de région à part entière et financée justement.
Globalement, notre conviction est que le nouvel équilibre institutionnel devra être fondé sur la solidarité et la responsabilité, le respect et le dialogue

Moderniser la Belgique fédérale et sortir durablement des conflits communautaires est l’objectif fondamental poursuivi.

L’une des pistes qui y aidera et que nous défendons est celle qui vise à créer une circonscription fédérale. Les responsables politiques du nord et du sud du pays doivent être tenus de rendre compte à l’opinion de l’ensemble de la population quand ils se présentent face aux électeurs.
De même, nous proposons de recoupler les élections fédérales et régionales.
Pour terminer, un constat loin d’être anodin :

Tous les partis du Sud déclarent vouloir renforcer les néerlandophones mesurés. Mais à chaque fois qu’un politique francophone bombe le torse en versant dans les déclarations fortes et les mouvements de menton, la NVA monte dans les sondages…

Loin du repli ou du calcul électoraliste, l’ouverture et le dialogue sont plus que jamais nécessaires à la société belge. Ils constituent les conditions de l’apaisement et la voie des solutions.

Lettre des candidates membres de la Commission Une femme - Un homme d'Ecolo en faveur d'une société plus juste et plus égalitaire.

Bonjour,

Comme vous le savez, ce n’est que depuis 1948 que les femmes exercent le droit de vote en Belgique et il faudra attendre les années 70, sous l’impulsion des femmes elles-mêmes, pour que davantage de femmes soient présentes en politique. 40 ans plus tard, force est de constater que si l'égalité de tous constitue toujours un enjeu majeur de la démocratie, cette égalité n'est jamais donnée, elle est toujours à conquérir.

Engagées pour une société profondément plus juste et égalitaire, nous portons 5 priorités pour la prochaine législature fédérale :

La réduction des inégalités professionnelles et salariales
grâce à une évaluation des politiques sociales sous l'angle du genre, la mise en place d'initiatives concrètes pour mettre fin aux temps partiels non-choisis et à la dérégulation du travail, la réalisation de l'égalité salariale et la garantie de pensions décentes pour les femmes.

L'individualisation des droits et l'égalité en matière fiscale
par la réalisation progressive de l'individualisation des droits sociaux, indépendants à terme de la situation familiale de tout individu, et l'élargissement de ces réformes à l'impôt des personnes physiques.

Une lutte encore plus efficace contre les violences faites aux femmes
par la prévention, un soutien aux victimes suffisamment financé, un renforcement du dispositif judiciaire en la matière.

La promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes au sein de l'Union Européenne et dans les relations Nord-Sud
par le soutien à la Clause de l'européenne la plus favorisée, le plaidoyer en faveur de l'alignement des législations européennes sur les critères les plus progressistes en terme d'égalité, un soutien particulier aux femmes migrantes, des politiques de coopération alliant genre et développement durable.

La garantie de l'accès des femmes aux soins de santé
par l'amélioration du cadre de vie, une meilleure prise en charge de la santé reproductive et périnatale, l’élargissement du dépistage organisé du cancer du sein à d’autres tranches d’âge, la lutte contre les troubles du comportement alimentaire chez les jeunes filles.

La présence des femmes en politique est un indicateur du rôle des femmes au sein de la société et du degré de démocratie dont celle-ci est dotée.

Si vous partagez ces propositions et bien d’autres à découvrir sur www.ecolo.be, le 13 juin, nous vous invitons à voter Ecolo.


Les candidates bruxelloises à la Chambre, membres de la Commission Une Femme-Un Homme d'Ecolo:
Zoé Genot, Sarah Turine, Evelyne Huytebroeck, Tamimount Essaidi, Marie-Rose Geuten, Anne Herscovici, Marie Nagy, Anna Zawadzka


Les candidates bruxelloises au Sénat, membres de la Commission Une Femme-Un Homme d'Ecolo:
Isabelle Durant, Zakia Khattabi, Saskia Bricmont

4e effective au Sénat - Donnons un nouveau souffle à la Belgique
















J’ai le plaisir de vous annoncer ma candidature aux prochaines élections fédérales du 13 juin 2010, où je serai 4e effective sur la liste du Sénat.

Je prends part à ce scrutin pour les mêmes raisons qui m’ont poussée à le faire lors des précédentes élections régionales et fédérales : la volonté d’une part d’appliquer et de diffuser les valeurs communes qui nous animent toutes et tous au sein de la famille écologiste, l’envie, d’autre part, de continuer à apporter ma pierre à l’édifice de l’écologie politique, de manière publique.
J’ai le plaisir et la chance d’y contribuer au quotidien, non seulement au travers de la militance locale, régionale, fédérale et européenne, mais également grâce à la coordination du Département politique d’Ecolo.

En cette période d’instabilités, il importe avant toute autre chose de redonner confiance afin que chacun d’entre nous accomplisse, en allant voter, son devoir de citoyen en faveur d’une société démocratique. Il importe aussi de sensibiliser à l’importance de poser des choix durables. Ecolo doit se trouver de ce côté. Les politiques socio-économiques (intérêts notionnels, chasse aux chômeurs, absence de politiques de régulation fortes, …) et environnementales (mise en cause de la loi de sortie du nucléaire et manque d’investissements dans les énergies renouvelables, absence de politique cohérente et de long terme en matière climatique, …) menées durant ces dernières années, particulièrement depuis 2007, nous ont menées à une impasse. Il convient désormais de faire preuve de créativité, de dialogue et d’ouverture, nécessaires à la recherche de solutions tant dans le cadre des négociations avec nos voisins du Nord, que dans la recherche de solutions durables.

Ecolo prend donc ses responsabilités et devra le cas échéant prendre part à la poursuite des discussions institutionnelles, afin d’aboutir à une solution négociée entre le Nord et le Sud du pays et d’arriver à une situation acceptable pour les deux parties. A court terme, la Présidence belge constitue également un défi pour la Belgique tout entière, il en va de sa crédibilité sur la scène européenne et internationale, mais également de l’importance de mener une série de politiques européennes à bien : négociations sur le climat, politiques économiques et de régulation, services publics… des politiques qui influencent largement nos politiques nationales.
Bien sûr si ces deux défis imminents sont essentiels et seront au centre des préoccupations à la sortie des urnes, ils ne peuvent occulter le quotidien des Belges et les nécessaires mesures à prendre pour sortir des multiples crises : sociale, environnementale, économique... Il appartiendra à Ecolo de remettre au centre des discussions la réforme des pensions et de la sécurité sociale pour répondre au défi du vieillissement et de la paupérisation de pans entiers de la société, dont les travailleurs, en accordant une attention particulière aux femmes et familles monoparentales ; d’assurer aux jeunes des perspectives d’avenir, notamment via la création d’emplois dans les secteurs innovants et à plus-value environnementale ; de répondre aux inégalités croissantes en Belgique, mais également entre le Nord et le Sud, et au sein des pays du Sud, situation qui touche en premier les plus vulnérables, les plus pauvres et les femmes ; d’en revenir à la trajectoire de 0,7% - et tendre vers le 1% - du RNB alloué aux politiques de coopération avec pour objectif la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement ; d’impulser une politique de sécurité et de défense qui place les droits humains au centre des préoccupations.

Les différents acteurs et partis démocratiques en présence au niveau fédéral, en coordination avec les autres niveaux de pouvoirs et au-delà de toute « barrière » ; qu’elle soit politique, linguistique, communautaire, culturelle ou de genre, doivent donner un souffle nouveau à l’Etat fédéral.

Il est plus que jamais temps de donner un nouveau souffle au projet de société dans lequel nous voulons nous inscrire, redonner confiance en les institutions démocratiques et de prouver que nous sommes porteurs de rénovation, et non sableurs de façade…

Ecologiquement vôtre,

Saskia



Petite Bio :

- Depuis novembre 2009 : Responsable du Département politique d’Ecolo, suivi des politiques fédérales et internationales ; conseillère politique sur les politiques de genre
- Juillet – octobre 2009 : Suivi des politiques fédérales et internationales – Département politique d’Ecolo
- Novembre 2008 – Juillet 2009 : Conseillère Aide aux personnes, Cellule COCOM-COCOF au Cabinet d’Evelyne Huytebroeck, Ministre bruxelloise de l’Environnement, de l’Energie, du Tourisme et de l’Aide aux personnes (mi-temps)
- Septembre 2007 – Août 2009 : Conseillère politique pour le groupe Ecolo-Groen ! au Parlement fédéral sur les matières européennes, internationales et de coopération au développement (mi-temps)

Etudes :
- Licence en Sciences politiques à l'ULB, Master complémentaire en analyse pluridisciplinaire de la construction européenne à l'IEE
- Séjours d'études à Concordia University à Montréal et à la Nebrija Universidad de Madrid

Trilingue français, néerlandais, anglais et bonne connaissance de l'espagnol.
J'adore le violon, les créations, la musique, les amis, les balades,...

Fête des mères : l'occasion de rappeler que les droits de toutes les femmes et mères ne sont pas respectés!

Fête des mères : l’UE doit reconnaître que la santé mondiale est une question de droits humains

Jeudi 6 mai 2010, par Françoise Guillitte

Communiqué de presse du Bureau européen d’Amnesty International

Bruxelles, le 6 mai 2010

À l’approche de la Fête des mères 2010, Amnesty International souhaite attirer l’attention des dirigeants de l’Union européenne (UE) sur la nécessité d’améliorer la santé maternelle dans le monde. Alors que les conclusions du Conseil de l’UE sur la Communication sur la Santé mondiale de la Commission européenne sont attendues très prochainement, Amnesty International exhorte l’UE à traiter le concept de santé mondiale comme une question de droits humains, ce qui n’est pas vraiment le cas pour l’instant dans la communication de la Commission.

Cette communication devrait servir de base à l’élaboration d’une position européenne commune, à l’approche du sommet 2010 des Nations unies sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en septembre, en définissant une approche fondée sur les droits humains. Cela est particulièrement important pour la réalisation de l’OMD 5, qui consiste à réduire la mortalité maternelle et à permettre un accès universel à la santé reproductive. Plus de 500 000 femmes meurent chaque année en donnant la vie, et 99 % de ces décès surviennent dans les pays en développement.

L’amélioration de la santé maternelle se heurte à de nombreuses et graves violations des droits humains telles que la discrimination de genre, les mutilations génitales féminines, les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions, les mariages forcés, les mariages de mineures et les violences sexuelles. Par conséquent, Amnesty International est déterminée à convaincre l’UE qu’elle doit prendre en compte les obstacles spécifiques que rencontrent les femmes et les jeunes filles pour se soigner, et qu’elle doit promouvoir leurs droits sexuels et reproductifs, notamment leur droit d’accéder à des programmes de planning familial et à des méthodes contraceptives librement choisis, sûrs et efficaces.

« Les progrès observés en ce qui concerne les Objectifs du millénaire pour le développement sont liés aux progrès des droits humains dans le monde. L’UE doit aborder la question des violations des droits fondamentaux qui font obstacle au droit à la santé. Cela permettrait que les causes sous-jacentes de la pauvreté, comme la discrimination, soient prises en compte et que les groupes les plus vulnérables de la société soient considérés comme prioritaires, a déclaré Nicolas Beger, directeur du Bureau européen d’Amnesty International.

En 2008, le Parlement européen a adopté une résolution exprimant une vive préoccupation au sujet des progrès insuffisants de la réduction de la mortalité maternelle dans le monde, mais peu de mesures concrètes ont été prises depuis lors. L’UE doit faire davantage pour que des soins maternels abordables et de qualité soient accessibles à toutes. La meilleure façon d’atteindre cet objectif est de créer un mécanisme efficace de suivi et d’obligation de rendre des comptes garantissant le meilleur état de santé susceptible d’être atteint, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE.

« L’Union européenne doit envisager la santé sous l’angle des droits humains, non seulement pour améliorer la santé maternelle, mais aussi pour éradiquer les violations des droits humains qui la compromettent. Ces objectifs ne seront atteints qu’en luttant contre la discrimination, en assurant l’accès de toutes les femmes aux soins de santé, notamment aux plus vulnérables, et en prévoyant des voies de recours efficaces et des réparations pour les victimes de violations des droits humains », a conclu Nicolas Beger.

Amnesty International mène actuellement une campagne européenne pour protéger les droits des femmes et fillettes ayant subi ou risquant de subir des mutilations génitales féminines (MGF). Les MGF sont une violation des droits humains qui empêche la réalisation de plusieurs Objectifs du millénaire pour le développement. Pour en savoir plus : www.endfgm.eu

Au-delà de l'urgence - Ici comme ailleurs... Résolution du Groupe des Verts au Parlement européen sur Haïti

MOTION FOR A RESOLUTION to wind up the debate on Haiti
pursuant to Rule 110(2) of the Rules of Procedure
Eva Joly, Isabelle Durant, Daniel Cohn-Bendit
on behalf of the Green/Efa Group


European Parliament resolution on The European Parliament,
- Having regard to the European Consensus on Humanitarian Aid

- Having regard to the United Nations Stabilization Mission in Haiti (MINUSTHA),

- Having regard to Michel Barnier's proposal for a Europe civil protection force: Europe aide,
- having regard to Rule 110(2) of its Rules of Procedure

A. Whereas the earthquake with unprecedented magnitude of 7.3 on the Richter scale, coasted more than 150 000 lives, 150 000 seriously injured, made 1.5 million people without shelter, devastated Port au Prince's major governmental buildings and economical infrastructure,

B. Whereas the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) has reported up to one million people are in need of shelter throughout the country and there up to 500,000 internally displaced people.

C. Recognising that most of the relief work have been by the Haitian themselves while Donor governments, individuals and corporations have responded swiftly and generously to the Haiti earthquake,

D. Whereas beyond the immediate relief operation, medium and long term recovery efforts to re-establish people's livelihood, destroyed infrastructure, state institutions and economic activities require long term international commitment,

E. Worried by the risk of illicit adoption and child trafficking, which takes advantage of the chaotic situation of the country and government capacity to control,

F. Whereas an estimated of 250 00 people have left Port au Prince and up to one million people are expected to leave for the rural areas,

G. Whereas decades of political instability, has contributed to weaken the state institutions and its capacity to provide basic public services prior to the earthquake and the damage provoked by the earthquake paralysed the state capacity to actively respond to the relief effort, which has aggravated the situation,

H. Whereas Haiti is crippled with $1 billion foreign debt, which is a bottle neck to Haiti's development even before the earthquake and which could aggravate the country's recovery effort,

I. Whereas the IMF pledged $100 million grant to launch a type of Marshall Plan to respond to the immediate need and plan the future, but this proposal was opposed by some EU member states, which is now turned to credits,

J. Whereas donors conference met in Montreal to assess the country's need with the participation of Haitian Prime Minister, and in March another conference will take place in....

1 Expresses its sincere condolence to the population of Haiti and international organisation staff members including the UN and the EU,

2 Welcomes the European Commission's preliminary commitments to 30 Million EUR in humanitarian assistance, however expresses concern that he Flash Appeal launched by the OCHA for $575 million is still only 47 per cent funded in terms of contributions,

3 Calls for a comprehensive assessment to identify short and long term needs of the population and EU's engagement in the reconstruction process, covering the three phases: emergency, rehabilitation and reconstruction,

4 Calls on the United Nation to review MINUSTHA's mandate with the authorities of Haiti to respond to the post disaster need of the country, particularly focusing on the security issues,

5 Have a serious doubt about the opportunity of opening a refugee camp for victims of the earthquake in Guantanamo,

6 Expresses its serious concern as regard to the illicit adoption and child trafficking, taking advantage of the current chaotic situation and calls on the EU and the UN to help the Haitian authorities in controlling this phenomenon and to take all the necessary measures to facilitate family regrouping and transparent and controlled adoption through recognised institutions,

7 Commends the Haitian authorities, civil society, as well as the EU, UN, bilateral donors and international NGOs swift response to the emergency aid and calls on the United Nation to coordinate the international relief effort and the country's reconstruction need, under uncontested leadership of the Haitian authorities,

8 Calls on the High Representative of the EU to put in place a European civil protection force, as proposed by Michel Barnier, to guarantee EU's humanitarian aid more effective and better coordinated; commends the EU Civil Protection work in Haiti,

9 Insists that the Haitian government, local authorities and civil society organisations must play a leading role to reconstruct their country's destroyed infrastructures, institutions as well as economic development, and asks the Commission and the member States to put the EU know how at their disposal,

10 Underlines the importance of providing local authorities with appropriate aid in order to allow them stimulate the economy as hundred thousands of people left Port au Prince to settle in the countryside,

11 Calls on the EU and other international donors to purchase locally produced food , as much as possible, in the relief effort, which is important to launch the rural economy and calls on the EU to support the agricultural sector by providing the necessary materials to small scale farmers

12 Asks the Commission to increase its support cash for work programmes, which are important for injecting cash into the community to launch economic activities,

13 Calls for an immediate cancellation of all Haiti's outstanding debts and stresses that any emergency earthquake assistance is provided in the form of grants, not debt-incurring loans,

14 Is outraged that the initial IMF pledges of $100 million grant and debt cancellation proposal, to launch a type of Marshall Plan to help Haiti's authorities to the immediate need, is opposed by donors and this proposal disappeared from donors conference agenda, which took place on the 25 January in Montreal,

15 Calls on the Commission to present to the European Parliament a comprehensive post disaster need assessment as well reconstruction progress report,

16 Instructs its president to forward this resolution to the Council, Commission, Member states, to the General Secretary of the UN, government of Haiti.

1101 défis à relever, 1101 propositions à réaliser, 1101 idées à partager...


Suite à la Révolution verte post-électorale du 7 juin, Ecolo, dont le succès est historique, prend la main pour une semaine d'échanges avec le CDh (le moins grand perdant), le MR et le PS.
A l'issue de ces consultations ce lundi, en Conseil de fédération, les co-présidents nous font une proposition : entamer les négociations pour se diriger vers des oliviers tant en Communauté française, qu'en Région wallonne et en Région de Bruxelles-Capitale. Après de nombreuses discussions et échanges avec les délégués et les membres, cette proposition est validée à 87% des votants (les délégués).

Depuis, j'ai reçu de nombreux mails de protestation, d'autres demandant aux Ecolo de ne pas céder aux pressions ou à un éventuel chantage du PS, d'autres enfin qui n'auraient pas voulu d'une coalition avec le MR...

Plusieurs précisions s'imposent quant aux orientations adoptées jusqu'à présent :

1°- nous démarrons seulement les négociations, ce qui signifie que les coalitions ne sont pas bétonnées. Si les priorités et exigences d'Ecolo ne sont pas rencontrées, nous sommes prêts à aller dans l'opposition. Seul le changement fera rester Ecolo dans une majorité olivier.

2°- trois axes principaux ont été définis par Ecolo pour la négociation : la gouvernance, le développement durable, les solidarités. Malgré des signes d'ouverture de la part du MR, une considération de l'ensemble des priorités - énergie, mobilité, environnement, réorientation économique, emploi, solidarités et éducation, gouvernance... - fait apparaître que le PS et le CDh sont les partis avec lesquels nous pourrons les faire avancer, et ce sans laisser une partie des plus vulnérables sur le carreau.

3°- la décision d'aller dans un gouvernement avec le PS ne fait pas disparaître les critiques que nous lui adressons, notamment en termes d'éthique et de gouvernance, éléments qui constituent par ailleurs une des bases de la négociation. D'autre part, Ecolo est bel et bien ancré dans les valeurs de gauche, et ce en toute autonomie par rapport aux autres formations politiques.

4°- quant à la solidarité avec Groen!, surtout à Bruxelles, rien ne change: les 56 priorités communes définies pour Bruxelles sont une base de négociation de chaque côté.


Comme je ne l'ai pas encore fait sur ce blog, je remercie toutes les personnes qui nous ont accordé leur confiance, qui nous soutiennent dans notre combat en faveur de l'écologie politique. Nous restons intègres, autonomes et en faveur d'un réel changement, condition de notre participation à une coalition olivier.

Merci aux 1101 personnes qui ont choisi de me soutenir personnellement...ce qui me motive davantage encore à poursuivre mon engagement en faveur d'un monde plus juste, d'une terre plus verte et à me lancer dans 1101 combats, à relever 1101 défis et à partager 1101 idées avec vous!

Ecologiquement et durablement vôtre,

Saskia

Les accords d'extradition et d'entraide judiciaire - Intervention de Josy Dubié


Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001, la base navale de Guantanamo Bay était rapidement transformée en centre de détention forçant la critique de nombreux gouvernements étrangers et d’activistes des droits humains. A la suite de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, les terroristes présumés d’appartenir à la mouvance d’Al Qaida sont transférés à Guantanamo. En 2002, le président Bush en fait la prison des suspectés ennemis à sa guerre contre le terrorisme dont on connaît les dérives.

C’est dans un tel contexte que l’Union européenne et les Etats-Unis signent, le 25 juin 2003, deux accords dans le domaine de la coopération internationale en matière pénale: l'Accord entre l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique en matière d'entraide judiciaire et l'Accord entre l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique en matière d'extradition.

Au moment de l'élaboration des accords, la plupart des États membres de l'Union européenne disposaient déjà d'une Convention bilatérale d'extradition et généralement aussi d'une Convention bilatérale d'entraide judiciaire, c’est le cas de la Belgique.

L'accord ainsi conclu ne lie un État membre de l'Union européenne que dans la mesure où les procédures constitutionnelles prescrites dans cet État membre en matière d'assentiment à ou de ratification de traités ou d'accords internationaux ont été respectées. L’article 77 de la Constitution belge requiert l'assentiment à tout instrument international conclu par la Belgique ou notamment au nom de la Belgique.

Ainsi le Sénat doit-il aujourd'hui examiner ces deux accords.

Le groupe Ecolo-Groen! demande le renvoi de ces projets en commission des affaires étrangères. En effet, il apparaît à la lecture du rapport des travaux, que les membres de la commission ont exclusivement examiné les difficultés que cette convention pouvait poser du point de vue de l'application éventuelle de la peine de mort aux États-Unis.

Il nous semble que nous ne pouvons ignorer, en ratifiant ces accords, les récentes évolutions de la politique américaine vis à vis de graves problèmes de respect des droits humains et des droits de la défense en particulier, que sont l'utilisation de « enhanced interrogation techniques», en langage clair de la torture, de détentions extrajudiciaires, de tribunaux d'exceptions…

La semaine dernière, le Sénat américain a refusé d'approuver le budget nécessaire au plan de fermeture, d’ici à janvier 2010, du centre de détention de Guantánamo Bay, où sont encore détenues quelques 240 personnes dans les conditions que l'on connaît. Les sénateurs ont exprimé la crainte de voir débarquer des ex-détenus sur le sol américain.

Dans le même temps, après avoir suscité un immense espoir en signant ce plan dès le 22 janvier, le Président Obama est revenu sur sa première décision de supprimer les commissions militaires chargées de « juger » les personnes soupçonnées de liens avec les mouvements terroristes. De plus le mois dernier, le Président prenait une décision perçue comme une douche froide par les associations de défense des droits humains aux Etats-Unis en annonçant que son administration renonçait à poursuivre des auteurs d'actes de torture et de mauvais traitements dans les prisons contrôlées par les Etats-Unis, à Guantánamo, mais aussi en Irak et en Afghanistan.
Il nous semble que les accords sur lesquels nous sommes appelés à nous prononcer sont au coeur du sujet puisqu'il s'agit de coopération judiciaire et d'extradition de nationaux vers un tel système judiciaire.

Nous, Sénat belge, devons donc saisir l'occasion de recueillir des informations complètes à cet égard auprès des représentants de l'administration américaine et de réagir en soutien de la politique du président Obama qui s’est montré déterminé à obtenir la fermeture du centre de Guantanamo et le respect des droits de l’homme et ainsi, de supprimer définitivement les vestiges de l’ère Bush.


Josy DUBIE

photo : Jacqueline Roche

"Redynamiser les villes en les convertissant au développement durable"


Voici un article publié dans le Monde qui reflète le point de vue de la sociologue Saskia Sassen et illustre l'importance de convertir les villes au développement durable. C'est aussi une de nos propositions Ecolo pour Bruxelles.

En ces temps de crise financière, Saskia Sassen est la figure incontournable des grands sommets sur la ville. La sociologue de la globalisation (qui publie La Globalisation, une sociologie, Gallimard, 348 p., 23 €), enseignante à la London School of Economics et à l'université Columbia de New York, était l'invitée du forum Global City, à Abu Dhabi, les 7 et 8 avril. Elle doit participer à la World Investment Conference, à La Baule (Loire-Atlantique), du 3 au 5 juin, sur le thème "Investir dans les villes globales". Ces métropoles qui concentrent le pouvoir économique et financier de la planète, Saskia Sassen les a décrites dès 1990. Bien avant que le réseau qu'elles forment n'accouche de la crise du siècle.

Dans un article paru en 2003 dans la revue Raisons politiques, Saskia Sassen introduisait ainsi son concept de "ville globale" : "Les villes globales du monde entier forment un terrain propice à la concrétisation (...) d'une multiplicité de processus propres à la globalisation. Ces formes localisées représentent, pour une bonne part, ce dont il s'agit lorsque l'on parle de globalisation. La vaste ville du monde contemporain a émergé en tant que site stratégique pour une gamme d'opérations inédites (...). Il s'agit là d'un des lieux de liaison où de nouvelles revendications, de la part des puissants comme des défavorisés, peuvent se matérialiser."

Comment la crise financière a-t-elle un impact sur l'urbanisation du monde ?

En fragilisant les économies non urbaines, la crise va accélérer l'exode rural, amenant encore plus de pauvres à gagner les grandes villes pour survivre et aggravant le phénomène des bidonvilles. Cette accentuation de la pauvreté urbaine prend une forme particulière dans les pays riches : aux Etats-Unis, on voit se multiplier une nouvelle sorte de sans-abri, issus des classes moyennes, qui créent de véritables "villes de tentes".

Sous l'effet de la crise, les villes riches voient fondre leurs revenus, donc leurs capacités de développement. En 2008, New York a subi une chute de 10 milliards de dollars (7,5 milliards d'euros) de son produit municipal brut, et Los Angeles de 8 milliards de dollars (6 milliards d'euros).

Les "villes globales" sont-elles plus touchées que les autres ?

Les villes globales fonctionnent comme des Silicon Valley où s'inventent des instruments financiers complexes et risqués. Elles sont l'infrastructure vivante de la finance mondiale et de l'économie globale. Quand une crise frappe, elles la subissent de plein fouet.

Mais, en réalité, la pénétration de la finance dans presque tous les secteurs de l'économie a rendu de très nombreuses villes vulnérables. Ainsi New York et Los Angeles ont deux économies urbaines très différentes - seule la première est un centre financier -, mais toutes deux ont été violemment affectées.

Peut-on dire que les villes, ces dernières années, étaient devenues des produits financiers ?

Oui. La finance s'est mise à utiliser la ville elle-même comme un objet d'investissement, privilégiant le court terme et les taux de rentabilité élevés. On construit des immeubles et des équipements non pour répondre à un besoin économique mais par pure spéculation. C'est particulièrement net à Dubaï. Aux Etats-Unis, la crise des subprimes est la conséquence directe de la financiarisation de la ville. La finance a créé des instruments extraordinairement compliqués pour extraire de la valeur même des ménages modestes, en multipliant les prêts immobiliers risqués pour les convertir en produits d'investissement et vite les revendre avec un fort profit. Un mécanisme destructeur pour la ville : des millions de logements sont désormais abandonnés.

Pensez-vous que le secteur privé uniformise les villes par des produits urbains standardisés ?

La globalisation rend les villes de plus en plus similaires : partout les mêmes quartiers d'affaires, les mêmes centres commerciaux, les mêmes grands hôtels, les mêmes aéroports, quelles que soient les stars de l'architecture qui les signent. Car l'environnement urbain consacré aux économies dominantes des villes globales est devenu une simple infrastructure, nécessaire et indéterminée. En revanche, on aurait tort de croire que, parce que les villes se ressemblent, leurs économies sont similaires. La globalisation génère et valorise la spécialisation des économies urbaines, au-delà de la compétition que se livrent les villes.

Dans un monde convalescent, que peuvent attendre les villes du secteur privé ?

Le meilleur moyen de redynamiser nos villes, c'est de les convertir au développement durable. Cela créerait une énorme quantité de travail, qui nécessiterait des partenariats entre le public et le privé. Les entreprises ont un besoin vital des villes, de leurs infrastructures et de leurs réseaux. Cela devrait donner aux municipalités les moyens de négocier un engagement plus fort du secteur privé.

Propos recueillis par Grégoire Allix
Photo: "Vegetal City - A vision by Luc Schuiten" très chouette expo à aller voir au Musées Royaux d'Art et d'Histoire

Quelques propositions pour un redéploiement Vert!

La surconsommation de ressources, la flambée de leur prix et l’aggravation des inégalités sociales sont à la source de la crise globale à laquelle notre société est confrontée. La crise financière due au surendettement qui est partie des Etats-Unis apparaît comme la métaphore spectaculaire d’un modèle de développement qui, dans tous les domaines, vit depuis trop longtemps à crédit.

C’est pourquoi Ecolo soutient la mise en place d’un plan de relance vert pour créer et redistribuer le bien-être, sauver le climat et réduire l’empreinte écologique ! Car une véritable transition écologique est nécessaire, il faut réaliser une rupture claire par rapport au système qui nous a menés vers de trop nombreuses impasses, qu’elles soient environnementales, économiques ou sociales Et ce projet doit être porté avec les citoyens, à tous les niveaux de décision, du régional à l’européen.

Nous développons ici nos 10 priorités de campagne pour ces élections régionales et communautaires, que nous déclinons également à l’échelle européenne. Que ce soit en Wallonie, à Bruxelles ou dans le monde, il est temps de passer dans le Vert !

ENVIRONNEMENT
1. Rendre les bâtiments plus efficaces en ENERGIE pour alléger la facture énergétique de chacun et sauver la planète

Producteur de plus d’1/3 des émissions de CO2, le secteur de l’habitat doit faire l’objet d’une profonde rénovation énergétique. Ecolo propose de faciliter les investissements en isolation, en ce compris pour les logements loués, à travers le Partenariat Public Ménages. Après un audit gratuit, une société publique permettra le financement des travaux prioritaires par une avance sur primes et un prêt à taux zéro. Les bâtiments publics et bureaux devront respecter des normes exemplaires et faire l’objet d’investissements massifs pour augmenter leur efficacité énergétique et diminuer la facture des collectivités. Ecolo entend ainsi créer ici des milliers d’emplois.

Pour l’Europe : Les Verts européens veulent renforcer les règles d’efficacité énergétique et créer une Communauté des énergies renouvelables (ERENE).

2. Investir rapidement dans les TRANSPORTS PUBLICS pour élargir l’offre (quantité, ponctualité, qualité, tarif et fluidité) et structurer le territoire

Ecolo veut offrir un service plus étendu et à meilleures fréquences, plus rapide et en site propre en ville. Un service à coût réduit, qui encourage les connections entre modes de transport (par exemple, un titre de transport unique). Ecolo veut aussi faciliter l’usage du vélo et en généraliser les aménagements. Pour les marchandises, les investissements dans la voie d’eau et le rail seront privilégiés. Cette politique ambitieuse passe par l’abandon des grands projets autoroutiers, inutiles et coûteux. Pour l’Europe : La réduction du volume du trafic et un transfert de flux vers les transports en commun exigent un investissement dans les chemins de fer européens, la suppression des exonérations fiscales sur le kérosène et la prise en compte de tous les coûts externes du transport routier (CO2, …).

3. Lutter contre les pollutions pour améliorer l’ENVIRONNEMENT et la SANTE et garantir une ALIMENTATION de qualité pour chacun

Ecolo entend combattre toutes les pollutions. C’est pourquoi, les politiques de prévention, de décontamination et de surveillance des sites pollués, de même qu’améliorer les actions contre les inondations doivent être amplifiées. La promotion, à travers les politiques publiques, d’une alimentation qui permet de rencontrer des besoins nutritifs équilibrés à un prix accessible et dont la production respecte l’environnement, doit être un point essentiel. Ecolo souhaite également que la biodiversité soit plus efficacement protégée et mieux valorisée.

Pour l’Europe : La Politique agricole commune doit être réorientée en faveur la souveraineté alimentaire. L’Union doit aussi veiller à la sanction des infractions environnementales et à la limitation stricte des produits chimiques et des pesticides. L’existence de régions libres de toute culture OGM doit être garantie.

EMPLOI ET SOLIDARITE
4. Orienter le redéploiement économique vers l’ECONOMIE VERTE pour y créer des milliers d’emplois durables et réussir la transition écologique

Ecolo entend ainsi amplifier le développement des filières vertes complémentaires pour les secteurs classiques de l’économie. Il s’agit également de mobiliser l’ensemble de l’activité économique dans l’économie verte. Ecolo veut aussi augmenter l’investissement public dans la recherche et l’innovation, prioritairement dans les secteurs verts et dans le développement durable.

Pour l’Europe : Les Verts européens demandent le lancement d’un Green New Deal avec un plan d’investissements de 500 Milliards € en 5 ans ciblés sur les secteurs verts de l’économie pour créer 500 000 emplois, et d’une stratégie de développement durable avec des objectifs précis en matière de diminution de l’empreinte écologique.

5. Développer les POLITIQUES SOCIALES et les services de proximité pour renforcer la cohésion sociale et mieux répondre aux besoins de chacun

Ecolo soutient les services du secteur « non marchand » qui développent le lien social, sont créateurs d’emploi et de bien-être, qui ne sont pas encore assez reconnus et souffrent de difficultés de financement. Cette offre de service doit être variée, souple et adaptée aux besoins de chacun. Elle doit aussi être de qualité, ce qui suppose aussi une qualité des emplois (formation, statut, salaire).

Pour l’Europe : Des standards sociaux élevés constituent une garantie pour chacun, mais protègent aussi les citoyens de la concurrence déloyale. De même, le déploiement des services d’intérêt général, accessibles à chacun, exige l’adoption d’un cadre juridique européen ambitieux.

6. Investir dans le logement public pour garantir à chacun l’accès à un LOGEMENT de qualité et abordable, et adapter l’habitat aux besoins nouveaux

Cela implique un investissement massif dans la production de logements publics – énergétiquement efficaces. Mais aussi de pérenniser financièrement le secteur et d’optimiser l’utilisation du parc locatif.
Ecolo souhaite aussi mobiliser les autres outils disponibles pour élargir l’offre de logements à prix encadrés (logements gérés via AIS, logements conventionnés, …) et réguler le marché locatif privé.
Ecolo propose de soutenir également les formes alternatives de logement (logement solidaire, cologement, habitat groupé,….) en facilitant l’accès.

Pour l’Europe : Ecolo plaide pour l’augmentation des possibilités de cofinancement européen consacré au logement EDUCATION ET FORMATION

7. Soutenir l’ensemble des acteurs de l’ECOLE pour conduire chaque enfant / adolescent vers l’émancipation

Des mesures de soutien aux enseignants s’imposent pour leur permettre notamment de rencontrer l’augmentation de la mixité sociale et académique et de faire face à la complexification de leur métier.
Il convient aussi de renforcer les alliances éducatives entre les enseignants et les autres acteurs de l’éducation. Ecolo entend lancer un plan intégré d’action en faveur des écoles qui accueillent les élèves en difficultés sociales et scolaires.

Pour l’Europe : Le risque de marchandisation de l’enseignement doit être combattu. Ecolo demande aussi de renforcer l’accès au programme Erasmus pour tous les étudiants, et de le généraliser à toutes les formes d’enseignement supérieur.

8. Redéployer l’ENSEIGNEMENT QUALIFIANT et la FORMATION pour en améliorer la cohérence et l’efficacité, en dialogue avec les besoins des territoires

Miser sur l’éducation des jeunes, sur la formation professionnelle des demandeurs d’emploi et sur la formation continue des travailleurs est essentiel pour répondre aux défis socio-économiques et environnementaux. La formation aux métiers émergents de l’économie verte sera donc particulièrement développée. Ecolo entend veiller au développement de compétences transversales et de savoirs transférables, afin d’en garantir le professionnalisme.

9. Ouvrir des milieux d’ACCUEIL DES ENFANTS de qualité dans chaque quartier / village pour permettre aux jeunes enfants de grandir près de chez eux

Ecolo veut créer plus de 10 000 places d’accueil supplémentaires pour les enfants âgés de 0 à 3 ans, en privilégiant l’ouverture de structures de proximité et en valorisant le travail des accueillantes d’enfants. Ecolo souhaite aussi relancer, en partenariat avec les acteurs associatifs, le développement de l’accueil extrascolaire pour les enfants de 3 à 12 ans, en renforçant par priorité l’accueil collectif de proximité. Les parents doivent pouvoir trouver près de chez eux une structure professionnelle d’accueil de l’enfance afin de concilier harmonieusement épanouissement des enfants, vie des familles et accès à l’emploi.

Pour l’Europe : La création de structures d’accueil de proximité des jeunes enfants doit être encouragée par des objectifs européens et des cofinancements européens dans le cadre des fonds de cohésion.

DEMOCRATIE
10. Mettre en œuvre un Plan de réformes fondamentales des pratiques politiques et consolider la vitalité de l’associatif pour garantir une meilleure GOUVERNANCE

Il est essentiel de sortir des pratiques de clientélisme, des cumuls/conflits d’intérêt et des baronnies, et d’améliorer fortement la qualité de la gestion publique. C’est une nécessité pour restaurer la confiance des citoyens en leurs institutions et garantir l’efficacité du service public mais aussi, en Wallonie, pour permettre son redéploiement économique. Ecolo veut objectiver l’ensemble des décisions publiques, simplifier les institutions, faire collaborer les entités différentes, et lutter contre les conflits d’intérêt et les concentrations de pouvoir en limitant plus et mieux les cumuls.

Pour l’Europe : Ecolo veut améliorer la transparence, la participation et le contrôle citoyen des politiques européennes, augmenter le pouvoir du Parlement européen et renforcer le contrôle des Parlements nationaux. Il faut aussi combattre les dérives sécuritaires et protéger les libertés fondamentales. Il est par ailleurs impératif de réformer les institutions internationales (FMI, OMC, …), assainir les marchés financiers, et donner la priorité au multilatéralisme, en abolissant ses paradis fiscaux et en fixant un plan énergie / climat ambitieux (cf. New Green Deal).

C'est bien parce que c'est la campagne...



Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que je suis reprise dans un sondage de la Capitale. Mais pas n'importe quel sondage... celui qui doit sélectionner la "plus 'belle' bruxelloise". C'est effectivement ici que la chose devient cocasse.

A y regarder de plus près, je me retrouve dans la catégorie 'politique', flanquée entre les personnalités médiatiques et les tops-models.

Si la tendance à le prendre du bon côté et à en sourire l'emporte, à me dire qu'être en politique c'est être un personnage public, cela ne m'empêchera pas de souligner au passage que les idées et le travail font aussi partie du personnage...

The Rough Sleepers Initiative - London


Deux jours de visite à Londres en compagnie des cabinets d'Evelyne Huytebroeck et Pascal Smet, Ministres en charge de l'aide aux personnes pour la Région de Bruxelles-Capitale et de la Strada - Centre d'Appui bruxellois au secteur de l'Aide aux sans-abri.
Le but de cette visite était mieux comprendre les dispositifs mis en place par les autorités britanniques et londoniennes dans le secteur sans-abri, connus sous le nom de 'Rough Sleepers Initiative' RSI.
Dans quelques temps, plus d'informations sur la politique menée seront disponibles sur ce blog.

European Green Party - Congress for a Green New Deal




Quelle sensation unique de se trouver dans l'hémicycle du Parlement européen à Bruxelles entourée d'écologistes issus des 4 coins de l'Union européenne et plus loin qui votent à main levée sur les textes qui constitueront la base commune des partis membres : le manifeste du Parti Vert européen...pour un nouveau Green Deal européen! En voici un résumé à retrouver sur le site de l'European Green Party:

A Green New Deal for Europe (Summary of Manifesto)

The Green New Deal sets out a new direction for Europe. As economic, social and environmental crises converge, it is time to shift our course from destructive short-term profiteering towards sustainable, long-term prosperity.

As the economic, social and environmental challenges currently facing the EU are closely interrelated, they must be tackled together as part of a comprehensive package which for us is the Green New Deal. The Green New Deal which we propose is the only way of really delivering the changes to the way we live and work that will result in the reductions in greenhouse gas emissions which science shows will be necessary if we are to avoid the most disastrous impacts of climate change.

Crucially though, the benefits the Green New Deal will bring are not restricted to the arena of climate protection or the environment, as important as they are .The Green New Deal will provide a major boost to the economy, lead to sustainable economic development and result in the creation of millions of new “green collar “jobs in renewable energy and other future-oriented technologies.

In terms of social policy, the Green New Deal will ensure that social and labour rights are not weakened or sacrificed in the name of competition and that services of common interest are provided in the fairest way possible so that all of our citizens can be protected from social and economic exclusion and enjoy a good quality of life. Greens will continue to defend equal rights for all within and outside the workplace, fight all forms of discrimination and intolerance and take the urgent action required to help the most disadvantaged in society.

Climate protection. The greatest challenge of our time urgently requires the EU to listen more to scientific advice and less to industry lobbying. Europe must lead the industrialised world by committing with a real sense of urgency to the policy and legislative changes which will lead to the necessary reduction in its own emissions and support sustainable development in other countries.

A resource and energy revolution. We urgently need to adopt a more sustainable approach to our use of rapidly dwindling resources. Massive investment in clean, safe energy and energy savings are essential. Seriously scaling up renewable energy will cut dependence on dirty fossil fuels, avoid the persistent problems of nuclear and create millions of jobs in the EU alone.

Move green. The Green New Deal promotes more sustainable transport for people, both locally and internationally, and shifts freight to the least polluting means of transport.

Environment and agriculture. Protecting the environment means safeguarding our future and prioritising our health. Making polluters pay will help ensure clean air and water are not compromised by commercial interests. It is time to tilt the balance of agricultural policy away from intensive industrial production and towards sustainable local farming. We should aim to put the best quality food on our tables and outlaw dangerous practices like genetic modification. Reforming agricultural and fisheries policies will also make them fairer for non-EU countries.

Regulate to accumulate. Recent events show it is necessary to rein in and regulate the excesses of financial markets. Credit needs to be based on realistic values and made available at preferential rates to small businesses and investment in future-oriented technologies. This approach will ensure that markets are dynamic and reward innovation and vision while avoiding reckless speculation and risk-taking which threatens the economic security of millions of individuals, families and society as a whole by creating a strong framework of rules and regulations.

Rights for all. Europe’s cutting-edge business rules are not matched by the rights afforded to its workers and residents. Equal rights must be guaranteed for all within and outside the workplace, quality public and social services provided and urgent action taken for the most disadvantaged in society.

A more democratic EU. Decision-making must be more transparent and democratic participation broadened so that all can make their voice heard, not only powerful lobbies. Freedom of expression must be defended for individuals and the media, as well as the right to privacy and data protection.

Migration and asylum. The emphasis must shift from outlawing “illegal immigration” to offering fairer and better treatment for people who wish to live in the EU or who seek shelter out of desperate necessity because of the situation in their own countries.

Europe in the world. The EU must promote peace, democracy, sustainability and human rights beyond its borders through its political and business dealings. It must end the injustice of its biased agricultural policies and make trade a good deal for all. And it must be influential in areas of conflict on its doorstep or in the wider world.

Only a Green New Deal sets the right course for the long-term, sustainable future of Europe and beyond. Only the Greens are committed to policies that truly prioritise our planet and our people. To vote for a Green New Deal, vote Green.