EUROPE ACCORDING TO THE GREENS
Intervention au débat des leading candidates

Bruxelles – La Tricoterie – 23 janvier 2014


Bonsoir, goedenavond, good evening !

Je ne commencerai pas l’introduction de cette soirée-débat en revenant sur les crises sociales, économiques, financières et environnementales qui traversent nos sociétés. Je ne reviendrai pas non plus sur les événements qui ont jalonné la législature écoulée, sur les drames humains, le taux de chômage qui a atteint un niveau record en mars dernier, les scandales alimentaires et j’en passe.

Non ce soir, ce que j’ai envie de partager avec vous ce sont les projets, la vision, la confiance, l’espoir que les écologistes mettent dans l’Europe refondée.

La famille verte européenne, est unie dans ses combats comme aucune autre famille politique, et cela s’incarne à merveille au travers de ce processus des primaires qui nous rassemble ici aujourd’hui.

Alors quelle est cette Europe dans laquelle nous croyons ?

Cette Europe est traversée par une transformation profonde de nos sociétés, transformation que nous appelons la transition écologique. Elle s’incarne au travers du Green Deal qui est une rupture avec le « toujours plus » (plus de moyens, d’argent, d’exploitation, d’inégalités, la course effrénée au profit) et une invitation à rechercher le « toujours mieux » et autrement, propre aux verts. Elle interroge aussi le sens de notre action et de l’activité humaine.

La transition est à la fois écologique 

Elle vise à mettre fin à l’exploitation effrénée de la nature dont les conséquences sociales, économiques, financières et environnementales ne sont plus à démontrer.

Ce qui met le doigt sur les limites de la planète, la finitude des ressources, sa capacité à absorber toute l’activité humaine. Ces constats nous poussent à anticiper, à innover et à développer toutes les alternatives durables possibles.

Accroitre notre indépendance énergétique est un des grands défis à l’échelle de l’Europe. A ce titre l’Europe doit se donner les moyens de ses objectifs, qu’elle a fixé à une réduction des GAS de 80 à 95% en 2050. L’objectif de 40% de réduction des GAS en 2030 communiqué par la Commission européenne pas plus tard qu’hier est donc irréaliste au regard des défis auxquels l’Europe doit faire face. L’UE doit être leader dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Dans nos régions, là où nous assumons des responsabilités, la transition est en marche : les actions entreprises ont permis de réduire les émissions de GAS de 16% par habitant en RBC et de 18% en Wallonie depuis 2004 ; des milliers d’euros ont été investis dans l’efficacité énergétique, dans les alliances emploi-environnement dans les secteurs de la construction, de la recherche, de l’alimentation durable, avec des milliers d’emplois « verts » à la clé.

La transition énergétique passe aussi par des modes de transports durables, par une agriculture qui remet la qualité des aliments, le consommateur et l’agriculteur au centre du jeu. Nous ne voulons pas d’une agriculture qui voit progressivement disparaitre les agriculteurs, les exploitations familiales, au profit d’exploitations de masse dont la qualité n’est pas la première des préoccupations.

La préservation de notre environnement, de la biodiversité, de notre santé, sont en jeu. L’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les aliments que nous mangeons : nous les voulons tous sains.  

La transition est également sociale 

Notre vision pour l’Europe est celle de la justice sociale. 25% des européens sont confrontés au risque de pauvreté et d’exclusion sociale. Les plus fragiles paient le plus lourd tribu de la crise.

Il s’agit de prévenir la pauvreté et l'exclusion sociale au travers d’une égalité de rémunérations, notamment entre femmes et hommes, d’un salaire minimum européen, d’une harmonisation vers le haut des normes sociales au travers de l’UE pour assurer la sécurité des travailleurs, mettre fin à la concurrence entre eux, au dumping social, une Europe qui garantit un avenir à sa jeunesse et assure la prospérité de demain.

L’Europe des écologistes est aussi une Europe démocratique refondée, aussi au niveau de ses institutions.

Un Europe qui n’accepte pas de menaces comme le repli sur soi notamment par l’érection de frontières hermétiques, des traités anti-démocratiques tels que ACTA, une privatisation des services publics ou des reculs des droits, et encore très récemment illustré par les menaces qui pèsent sur le droit à l’IVG.

La transition est enfin économique 

Au niveau régional, des milliers d’euros ont été investis dans les alliances emploi-environnement qui encouragent l’activité et l’emploi local. Leur logique contredit la ritournelle « le politique ne peut plus rien faire face aux marchés, juste accompagner les évolutions ».
La transition se fera aussi par les entreprises, via une gestion plus efficace des ressources qui peut considérablement améliorer leur compétitivité ; par une régulation économique et financière renforcée au service de l’économie réelle et de la transition.

Les leviers sont concrets : des communes à l’Europe pour une transformation globale de notre économie qui permette à nos sociétés d’assurer la prospérité et le bien-être de toutes et tous, dans les limites physiques de notre planète.

Face aux défis qui se dressent devant nous, une option serait le statu quo, une autre serait le retour à des conservatismes, voire au populisme, au repli sur soi.

L’option des écologistes est au contraire de prendre l’Europe comme une opportunité, d’allier les forces de ses Etats membres, alliance indispensable pour relever les défis précités. Cela implique solidarité et responsabilité entre les Etats membres, de sorte qu’ensemble ils retrouvent leur souveraineté - la capacité de façonner leur avenir - en la partageant.

Il s’agit de (re)bâtir le projet européen fondé sur la justice sociale, la justice environnementale et l’intérêt commun des Européens. Par delà ses frontières, l’Europe doit être le fer de lance d’une gouvernance mondiale et de la coopération internationale, en assumant ses responsabilités dans la dégradation des conditions économiques, sociales et écologiques des pays du Sud.


Il ne s’agit donc pas de faire un peu plus de la même chose aujourd’hui en Europe.

Il s’agit d’unir nos forces pour la transition de l’Europe, qui rompt avec les conservatismes et invite à la démocratie et à la solidarité.

Ne remettons pas à demain ce que nous pouvons faire aujourd’hui.

Vous décidez dès maintenant de vos représentants écologistes qui incarneront cette vision pour l’Europe.

Et vous déciderez de votre Europe aux élections du 25 mai 2014 !

You decide Europe !

Pour voter aux primaires écologistes, il vous reste quelques jours : https://www.greenprimary.eu/


Hajib Elhajjaji (2ème suppléant) - Caroline Saal (1ère suppléante) - Philippe Lamberts (1er effectif) - Saskia Bricmont (2e effective)



Un nouveau défi : candidate aux européennes de mai 2014


L'Assemblée générale du 19 octobre 2013 m'a désignée à la 2e place sur la liste Écolo pour les élections européennes de 2014

C'est parce qu'il y a un formidable défi à relever que j'ai décidé d'être candidate aux élections européennes du 25 mai 2014.
Ce défi, c’est celui de la contagion, celui de rassembler les communautés autour d’un idéal, mais un idéal qui ne doit pas aveugler, celui de partager ma conviction d’européenne convaincue et  mon envie profonde de vivre dans une autre Europe.
Convaincue par le projet européen, je le suis, mais pas à n’importe quel prix.
Pas au prix que fait payer l’Europe d’aujourd’hui en faisant peser le poids de ses choix sur les pays et citoyens, souvent les plus vulnérables, plutôt que de faire fonctionner la solidarité qui est au cœur de la construction européenne.
Pas l’Europe du repli sur soi ou du recul de la construction européenne à cause d’États dont les intérêts nationaux priment.
L’Europe s’est imposée comme une nécessité et l’est à nouveau aujourd’hui. La crise et ses conséquences renvoient en effet à la nécessité de s’unir pour affronter les défis du monde moderne, mais également à l’évidence d’un passé et d’un avenir commun et tumultueux et à l’adhésion à des valeurs fondamentales communes.
L’Europe que j’ai envie de porter est une Europe démocratique, sociale, redistributive, égalitaire, fédérale et politique. 
Une Europe respectueuse des droits humains, à l’intérieur et au-delà de ses frontières, une Europe pacifique et ouverte sur le monde, qui est faite d’échanges justes, de projets communs qui fédèrent et qui renforcent.
Toutes les politiques que mène l’Europe déteignent sur notre quotidien, elles impactent les décisions de la commune au fédéral en passant par celles des régions. Mais cette Europe, c’est nous. C’est nous qui la faisons.
C’est pourquoi, j’ai envie de contribuer à au moins 3 choses :
1. Tisser et resserrer le lien indispensable entre la commune, la région, le fédéral et l’Europe, faire en sorte que les interactions entre ces différents niveaux de pouvoir soient plus fortes, resserrer les liens pour que la concertation se fasse dès le départ et pas une fois les décisions prises à l’échelle européenne ;
2. Travailler sur les dossiers qui impactent notre quotidien, celui des citoyen.ne.s, des travailleuses et travailleurs, des indépendant.e.s, des entreprises. La politique agricole commune qui détermine le modèle agricole et partant, la santé de notre terre et ce que nous avons dans notre assiette; les politiques de jeunesse, quand on sait que le taux de chômage des jeunes était de près de 20% en 2012; les politiques sociales et d'emploi; la santé et la protection des consommateurs...
3. La campagne sera régionale et fédérale. Elle sera aussi européenne. D’où ma volonté de porter la voix des écologistes sur la scène européenne tout au long de cette campagne, en insistant sur la nécessité de parler des enjeux européens au travers des réalités concrètes et du quotidien. Ca passe, tant pendant la campagne qu’après les élections dans le travail politique, par le contact permanent avec les citoyens, avec les acteurs de terrains, les assoc, les entreprises, les partenaires sociaux, avec les élus des différentes assemblées,… Ca passe aussi par l’explication de ce qu’est l’Union européenne.
Depuis que je pose des choix, notamment le choix de mes études et ensuite professionnels, ceux-ci se portent naturellement vers les questions européennes et internationales. C’est donc dans la continuité de ces choix et de mes engagements que je m'engage dans cette campagne européenne, avec la volonté et l’espoir que la transition écologique européenne ne soit plus le projet, ou l’horizon, mais le quotidien de mon fils et de ses enfants à l’âge adulte.

Mes co-listiers : Philippe Lamberts (1er effectif), Caroline Saal (1ère effective) et Hajib El Hajjaji (2e effectif).


Photo : Jean-Benoit Maréchal

ATH : CONSEIL COMMUNAL 26 septembre 2013
Voici les deux questions d'actu que j'ai posées au Conseil communal de ce jeudi 26 septembre.

1/ POLITIQUE DU LOGEMENT
 

Un projet d’Agence immobilière sociale (AIS) (Ath, Flobecq, Lessines) est soumis à l’approbation du Conseil communal. Ecolo plaide de longue date pour la mise en place d’une AIS et nous serons donc attentifs à l’opérationnalisation de la démarche afin qu’elle profite à celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Comment la majorité envisage-t-elle l'articulation entre l'AIS et les autres opérateurs "logement"actuels ? La Ville et CPAS qui sont représentés au CA, mais aussi l’HPV, l’APL?

Dans cette optique, la circulaire"ancrage 2014 - 2016" nous rappelle que les communes doivent déposer leur déclaration de politique du logement pour le 30 septembre 2013. Nous notons cependant qu’aucun projet ne nous est soumis ce jour, et que la commission communale "logement" n’a pas été convoquée pour discuter/préparer la "Déclaration de Politique du Logement" et l’"Ancrage local".

Dans le cadre de l’ancrage communal, Ath a un droit de tirage de 11 logements, soit 6 logements sociaux et 5 logements de transit. Ce droit de tirage correspond aux 2% manquant pour atteindre les 10% de logements publics à Ath, auquel s’ajoute un logement en lien avec un indicateur de cohésion sociale.  

Rendez-vous au Conseil communal d'octobre pour la réponse...

 2/ MAISONS DES PETITS

 

Nous souhaitons revenir sur diverses préoccupations qui entourent l’avenir des maisons des petits. Depuis la rentrée, il semblerait que le taux de fréquentation a chuté dans plusieurs structures, non sans lien avec l’augmentation du prix de l’accueil et des remous qui ont entouré les maisons d’enfants au 1er semestre 2013.Les accueillantes tentent tant bien que mal de valoriser leur maison, de rendre l’accueil agréable et d’y développer des activités. Mais nous sommes préoccupés par leur situation.

Nous apprenons par ailleurs que Solid’Ath n’a pas souhaité poursuivre la collaboration initialement prévue avec la Ville, pouvez-vous nous en expliquer les raisons ? Les accueillantes de la Babillarde occuperont désormais l’ensemble des locaux ainsi libérés.

Pourriez-vous nous fournir les informations suivantes :
- Le taux de fréquentation des maisons d’enfants de septembre 2012 à septembre 2013 ;
- L’organigramme du personnel, les profils de fonction et le statut des travailleurs (contrat, ancienneté, …) ;
- L’organisation des horaires d’accueil au sein des différentes maisons suite à leur réorganisation ;
- Les loyers demandés aux différents occupants (la majorité a décidé de mettre les locaux gratuitement à disposition de la Babillarde) ;
- L’état des lieux par structure des travaux réalisés et à venir.

Par ailleurs, étant donné qu’il s’agit de personnel communal :
- Quel accompagnement est mis en place pour soutenir les accueillantes dans le cadre des changements intervenus : publicité autour des maisons d’accueil, soutien, lien avec les parents…
- Quelles synergies sont mises en place avec le CPAS ? Une bonne collaboration permettrait par exemple d’équilibrer l’accueil en crèche avec l’accueil au sein des maisons des petits.
- La ville, dans cette optique, a-t-elle établi un plan financier et des projections afin d’assurer le redéploiement des maisons d’enfants qui ont été maintenues ? Si oui, pouvons-nous en prendre connaissance ; si non, nous invitons monsieur l’échevin à se pencher sur un tel plan pour éviter de voguer à vue et pour assurer l’avenir de l’accueil public de la petite enfance sur Ath.

Je me permets d’insister particulièrement sur ce dernier point. Avoir une vision de long terme doit permettre de mettre en place à temps les ajustements nécessaires pour assurer l’avenir de l’accueil public dans notre commune. Parmi ces ajustements, le prix ne doit pas être un tabou. En effet, il vaut mieux, le cas échéant, revoir le prix de l’accueil notamment en fonction du revenu des parents et avoir un nombre suffisant d’enfants qui fréquentent les structures, que de maintenir un prix élevé (17€, prix décidé au conseil du mois d'août, Écolo avait voté contre, proposant notamment que le prix soit fixé en fonction du revenu des parents, tout comme dans les crèches du CPAS) et de voir les structures désertées. La demande existe sur Ath, il faut juste pouvoir établir les besoins des familles et s’y adapter (prix, horaires,conditions,…).  

En attendant une réponse plus complète de Monsieur l'échevin, voici quelques éléments de réponse fournis par Monsieur de bourgmestre : 
Solid'Ath s'est retiré notamment parce qu'elle n'avait in fine par de travailleurs en suffisance pour rencontrer les besoins.
Ce dernier rappelle souvent que la situation à Ath est privilégiées par rapport aux autres communes et que les structures d'accueil de la ville sont surtout occupées par des non athois (à 63%?). Les situations des Maisons de Meslin, Faubourg de Mons, Ormeignies, Houtaing, Faubourg de Bruxelles sont très positives en termes de fréquentation. Ligne et Villers sont en-dessous de leur capacité mais la situation est temporaire. 
Le Conseil a voté (sans la voix d’Écolo) la gratuité pour l'occupation des locaux par le privé. 
La Babillarde pratique un prix qui varie en fonction du revenu des parents (contrairement aux maisons des petits, dont la majorité a décidé de fixer le prix à 17€ quel que soit le revenu des parents). Les accueillantes bénéficient de formations régulières et par ailleurs obligatoires (je n'avais pas posé la question...).


Ce sont 6 maisons des petits sur 15 qui ont été fermées pour raisons financières. En vertu de la convention adoptée au CC du mois d'août (sans la voix d’Écolo), la Ville a procédé à la rénovation des locaux qu'elle met ensuite gracieusement à disposition du privé... il s'agit d'un choix politique qu’Écolo ne partage pas, car il marque un premier pas vers la privatisation de l'accueil de la petite enfance. Nous resterons donc attentifs à l'évolution de la situation des maisons des petits et des accueillantes afin que ce secteur et les parents ne paient pas encore davantage les politiques d'austérité...

Voir aussi :
"Accueil préscolaire à Ath: 17 € pour tous" article de l'Avenir du mois d'août

Conseil communal d'Ath - Ecolo propose la signature de la Charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale



Le 8 mars dernier, nous célébrions la Journée des femmes dont l’objectif premier est d’attirer l’attention sur les inégalités encore réelles entre les femmes et les hommes, de rappeler les avancées pour les droits des femmes ainsi que les combats qui sont encore à mener, notamment au niveau communal.

Le contexte économique difficile renforce d’autant plus la nécessité d’adopter des mesures en faveur de l’égalité et l’indispensable prise en compte, dans l’ensemble des politiques menées par la commune ainsi que dans la confection de son budget (genderbudgeting), de l’impact des mesures communales sur l’égalité. En effet, les femmes, mais également les familles monoparentales et les personnes âgées, sont davantage exposées au risque de pauvreté. La réduction des services publics de base les touchent au premier chef car elles en sont les premières utilisatrices.

Ecolo propose dès lors, à l'occasion du prochain Conseil communal, que la Ville d’Ath :
-   adhère à la déclaration suivante tel que soumise aux communes par le Conseil des femmes francophones de Belgique ;
-   rejoigne la liste des villes signataires de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale ci-jointe et adhère à ses recommandations.

Compte tenu de l’importance de la commune et de la vie communale,
-   comme espace d’apprentissage de la démocratie et de la citoyenneté et aussi comme source éventuelle des inégalités et des discriminations de tous types,
-   comme pouvoir organisateur d’enseignement ainsi que de services aux personnes et aux familles, de la petite enfance jusqu’aux dernières années de vie,
-   comme cadre de vie proche des citoyen-ne-s garantissant à chacun-e mobilité, sécurité, accès à la santé, aux commerces de proximité ainsi qu’aux espaces verts,
-   comme pouvoir soucieux de l’intégration de chacun-e en organisant aide aux personnes les plus faibles, logements sociaux, accueil des immigré-e-s,
-   comme soutien de toutes initiatives sociales et culturelles propres à améliorer les conditions et la qualité de vie de ses concitoyen-ne-s.
           Sachant :
-   que les femmes constituent plus de la moitié des habitants de la commune (13.723 hommes pour 14.754 femmes au 1/01/2013)[1]
-   que les femmes sont davantage que les hommes susceptibles de verser, à un moment ou l’autre de leur vie, dans la précarité,
-   que les inégalités entre les femmes et les hommes et les stéréotypes sexistes continuent encore et toujours à se développer dans notre société,
-   que les femmes sont les principales utilisatrices de services communaux, les principales consommatrices de services aux personnes, les principales usagères des transports en commun et des voiries communales.

           Décide :
 -   de signer la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale ;
-      de veiller à une représentation femme/homme à tous les niveaux de responsabilité au sein de la commune, de ses services et de son administration, y compris aux fonctions dirigeantes, à étudier avec attention les composantes sociologiques, économiques et culturelles de notre commune en tenant particulièrement compte de la dimension de genre afin de poser les bons diagnostics ;
-      de tenir compte de la dimension de genre en établissant le budget communal, lors de l'élaboration de tous projets d'investissements communaux et lors de l’octroi des subsides aux différentes associations, afin d’éliminer et/ou d’éviter toute discrimination ;
-      de confier la compétence de l’égalité entre les femmes et les hommes à un-e des membres du Collège Communal,
-   de lutter contre la  paupérisation des femmes et des familles monoparentales (majoritairement sous la responsabilité d’une femme) :
o       en encourageant des contrats à temps plein, seuls garants de l’autonomie et des droits pour les femmes,
o       en sensibilisant aux pièges des temps partiels, généralement dévolus aux femmes,
o       en promouvant, par des formations dans des filières non discriminatoires (y compris des formations à l’entreprenariat féminin), l’emploi des femmes, jeunes et moins jeunes, en liaison avec les réalités du marché du travail et les besoins régionaux,
o       en organisant ou en soutenant les services pouvant aider les femmes avec enfants à se former, chercher un emploi et à travailler (crèches, accueillantes à domicile, garde d’enfants malades, accueil extrascolaire, halte garderie, plaines de jeux, etc...)
o       en poursuivant une politique de logement permettant l’insertion, dans le tissu économique communal, des personnes isolées (souvent des femmes âgées) et des familles fragilisées avec une attention particulière à la mixité sociale et intergénérationnelle : allocation loyer, prise en charge de la garantie locative, Agences Immobilières Sociales, lutte contre les logements inoccupés, logements sociaux intergénérationnels,
o       en développant et/ou subsidiant les services d’aide aux personnes afin de permettre aux plus âgé(e)s de rester chez eux/elles et afin de soutenir les personnes en charge des moins valides (le plus souvent des femmes): services de repas, de garde, de transport... ainsi qu’en facilitant le parking à tous ces services ainsi qu’aux personnes des services médicaux et paramédicaux.

-   de lutter efficacement contre toutes les violences faites aux femmes,
o       en veillant à ce que la police dispose de structures d’accueil avec du personnel formé à cette problématique et en développant des plates-formes d’échange entre les personnes (aides familiales, enseignants, assistants sociaux ...) en contact avec les violences intrafamiliales,
o       en sécurisant les voiries communales, les parcs ainsi que les abords des transports publics (éclairage, patrouilles de police, marches exploratoires...),
o       en créant ou en subsidiant des places d’accueil d’urgence pour toute femme ou toute famille confrontée à cette situation,

-   de combattre tous les stéréotypes sexistes à tous les niveaux :
o       dans l’enseignement: formation des enseignants, matériel pédagogique, accès égalitaire aux filières qualifiantes, éducation à la citoyenneté et au respect de l’autre, dans la communication avec les citoyen-ne-s. 


[1] Direction générale Institutions et population http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/Registre/fr/statistiques_population/stat_1_f.pdf
 


Ath, le 14 octobre 2012 : 2 élus Ecolo au Conseil communal athois! Merci!






Grâce à vous, avec 10,06%, soit 1.867 voix, Ecolo Ath fait son entrée au Conseil communal !
Ronny  Balcaen et moi-même participerons au Conseil avec enthousiasme et assiduité, AVEC VOUS, nous continuerons à proposer des solutions concrètes et durables pour notre cité!
L'aventure ne fait que commencer, les défis à relever ne seront pas minces et nous ne pouvons que souhaiter un travail constructif avec la "nouvelle" majorité... 

Merci à vous, Athoises, Athois de nous avoir accordé votre confiance.
Merci aux colistiers pour l'enthousiasme et la ferme volonté de faire entrer Ecolo au CC, l'objectif pour 2012 est atteint!
Merci à toutes celles et ceux qui de près ou de loin me soutiennent au quotidien ou lors des "grandes échéances"!

Nous restons à votre écoute, AVEC VOUS maintenant, construisons un avenir durable à Ath!

Débat NO TELE

92 minutes de débat politique entre candidats Athois de tous les partis sur NO TELE, la télévision de la Wallonie picarde.

La vidéo peut être consultée ICI

Un moment de bons et francs échanges avant, pendant et après.

Avec vos candidats Ecolo : Ronny Balcaen (n°1), Jessica Willocq (n°2), Laurent Delvaux (n°3) et Saskia Bricmont (n°4) 


Pour une commune égalitaire!

Voici 5 priorités pour l’égalité entre les femmes et les hommes au niveau communal. Oui la commune a aussi le pouvoir de faire évoluer les choses pour l'égalité et contre les discriminations!

La libération de places d’accueil pour la petite enfance
Les femmes sont souvent les premières à s’occuper des enfants et des ainés. Grâce à une politique communale active, axée sur l’aide aux personnes et le soutien aux familles, nous voulons que les femmes puissent participer pleinement à la vie sociale et économique de la commune : crèches, accueil à domicile, accueil extrascolaire, garde d’enfants malades, logements sociaux intergénérationnels, services d’aide aux personnes âgées, notamment isolées, sont autant de politiques pouvant être menées par le pouvoir communal.

La lutte contre la pauvreté des femmes et des familles monoparentales
Que ce soit au travers de la formation, de la promotion de l’emploi des femmes et des jeunes, de la sensibilisation aux pièges à l’emploi (notamment pour les emplois à temps partiel occupés majoritairement par les femmes), de l’organisation des services permettant aux femmes de travailler, de se former, de rechercher un emploi (accueil de la petite enfance notamment), de la mise à disposition de logements et le soutien aux personnes, la commune dispose d’une série de leviers pour lutter contre la paupérisation croissante des femmes et des ménages monoparentaux.

Une commune qui repose sur ses deux pieds         
Les femmes constituent plus de la moitié des habitants de notre commune (51,69 %). Il est donc important qu’elles y soient représentées de manière égalitaire à tous les niveaux de responsabilité, au sein des services communaux, de l’administration, notamment aux fonctions dirigeantes et du Conseil communal. En ce sens, nous voulons également que la compétence d’égalité entre les femmes et les hommes soit expressément attribuée à un.e des membres du Collège Communal et soit prise en compte dans toutes les décisions, notamment lors de la confection du budget (gender budgeting).

L’accès à des services publics de qualité    
En tant que premières utilisatrices des services de proximité : transports en commun, services communaux, aide aux personnes, les femmes sont donc aussi les plus sensibles, voire vulnérables lorsque ces services viennent à manquer. La sécurisation des voiries communales, la mise à disposition de places d’accueil, l’accès aux soins de santé, autant de politiques que la commune peut mener.

La lutte contre les violences faites aux femmes et contre les stéréotypes
Les violences faites aux femmes sont une des principales sources de mortalité prématurée et touchent de nombreux ménages (1 sur 5). La commune en tant que pouvoir proche des citoyens et pouvoir organisateur de l’enseignement a un rôle central à jouer pour que les violences, les inégalités et les stéréotypes sexistes cessent de progresser : au travers des cours de citoyenneté, de la formation, de la sensibilisation et des politiques menées par la commune, ainsi que la mise à disposition de services d’aide (logements et accueil d’urgence notamment).


Si vous partagez ces propositions et bien d’autres à découvrir sur www.ath.ecolo.be, le 14 octobre, nous vous invitons à voter Ecolo!


Vos candidates à la commune : Jessica Willocq, Saskia Bricmont, Nathalie Dujacquier, Delphine Tazi, Geneviève Haest, Thérèse-Marie Gilleman, Marie-Cerise Dumont, Catherine Wastiau, Cristelle Dupont, Monique Sohet, Isabelle Wanwert, Marianne Decleire, Nathalie Festraets et Esther Ingabire

Et bien entendu tous vos candidats sont à retrouver sur : www.ath.ecolo.be  :)

Ecolo s'engage pour l'égalité!




En quelques minutes, des idées pour la commune, des priorités vertes et citoyennes :)

C'est ce 14 octobre que VOUS déciderez et c'est AVEC VOUS qu'Ecolo veut porter les politiques communales pour les 6 ans à venir!


Quelques envies à partager pour Ath...


Facebook c'est chouette pour partager les photos et les bons moments de la campagne, le blog c'est mieux pour agrémenter le tout d'un peu de contenu et pour partager mes "envies" pour Ath et ses villages.
De retour dans la Cité des Géants, après avoir grandi dans la campagne verdoyante de Mainvault et passé quelques années dans notre chère capitale, on peut dire qu'il fait bon vivre à Ath. Ses festivités et nombreuses activités culturelles, sa quiétude, ses terrasses, ses recoins verts, ses habitants... et pourtant, il y a aussi pas mal de petites et plus grandes choses qui peuvent être faites pour s'y sentir encore mieux, que chacun s'y retrouve et puisse participer à la vie communale.
Quelques idées?
Améliorer la qualité de vie dans l’ensemble des quartiers du centre-ville et dans les villages en développant l'accessibilité et la disponibilité des services : 
- Des infrastructures répondant notamment aux besoins des jeunes (plus de crèches et des structures d'accueil de la petite enfance qui correspondent au choix de chaque parent, les besoins sont criants) et des ainés (développement des services à domicile ou des alternatives à la maison de repos comme l'habitat kangourou qui permet à une personne âgée de partager son logement avec d'autres personnes) mais aussi aux besoins de première ligne dans les villages (pharmacie, petit commerce, boulangerie, poste...). 
- L'accès à des logements de qualité et adaptés à tous les niveaux de revenus.
- Si la ville est globalement propre, certains endroits moins privilégiés ne doivent pas être négligés et méritent aussi des espaces verts. Des espaces pour les piétons, les personnes à mobilité réduite, les cyclistes manquent de manière générale, tant en ville (très difficile d'y circuler en chaise roulante ou avec une poussette) que dans les villages (on pourrait développer des pistes cyclables reliant les villages entre eux et/ou sécuriser le bord des routes). Un accès aisé aux transports en commun ou autres modes de déplacements collectifs que la commune peut soutenir ou faciliter.
La convivialité et le dynamisme de la commune via le soutien aux initiatives culturelles telles que menées par la MCA ainsi qu’aux initiatives citoyennes innovantes, solidaires et écologiques
En effet, de multiples initiatives citoyennes positives se développent à Ath, des démarches tantôt individuelles, tantôt associatives qui contribuent à rendre notre ville vivante. Le pouvoir politique, sans s'immiscer, doit jouer un rôle positif d'encouragement de ces initiatives toutes nécessaires et complémentaires.
L’intégration de la préservation de notre environnement dans l’ensemble des politiques communales
La promotion d’une alimentation saine notamment dans nos crèches et écoles
- La lutte contre toutes les formes de pollution, en commençant pas une responsabilisation des pouvoirs communaux dans l’utilisation de techniques d’entretien non polluantes et durables
- La promotion de la biodiversité, de l’agriculture durable, le soutien aux démarches allant en ce sens.

Enfin, la Ville doit aussi assurer une gestion politique communale saine, transparente et proactive, associant les citoyens, les acteurs associatifs et économiques aux décisions et projets initiés par la commune.

Autant de politiques à mener AVEC VOUS LES ATHOIS pour donner un nouveau souffle à notre ville !

D’autres idées, d’autres envies à partager, n’hésitez pas à laisser votre commentaire constructif ;)


Ecolo-Ath présente ses premiers candidats pour les élections communales

A six mois, des élections communales du 14 octobre prochain, Ecolo-Ath présente aujourd’hui les 12 premiers candidats qui se présenteront devant l’électeur.Une équipe soudée, une liste renouvelée. Mis en ligne le 17 avril 2012


En novembre dernier, le duo de tête a été désigné. Récemment, nos instances locales ont désigné 10 autres candidats et candidates. A chaque fois, les propositions ont été approuvées à l’unanimité. C’est donc une équipe soudée qui portera un projet innovant pour Ath, dans la sérénité et le dialogue avec la population, mais avec la conviction forte qu’Ecolo doit enfin réintégrer le conseil communal d’Ath pour y porter notre projet alternatif et nos solutions pour notre ville, ses quartiers, ses faubourgs et ses villages.

La liste provisoire se présente comme suit :
1. BALCAEN RONNY Ath
2. WILLOCQ JESSICA Ath
3. DELVAUX LAURENT Houtaing
4. BRICMONT SASKIA Ath
5. DELEHOUZEE PHILIPPE Ath
6. DUJACQUIER NATHALIE Meslin-l’Evêque
7. STREEL PATRICK Irchonwelz
8. TAZI DELPHINE Houtaing
9. DELVAUX FREDERIC Maffle
10. PLACE A POURVOIR
11. PERREAU SERGE Ath
12. GILLEMAN THERESE MARIE Arbre

29. HELLENDORFF ERIC Villers-Notre-Dame

Sur les douze candidats et candidates, sept sont de nouveaux visages. Nombre de nos candidats et candidates sont engagés sur le terrain associatif, en particulier dans les nouveaux mouvements qui fleurissent sur Ath. Ils ont participé activement à la phase de diagnostic de l’agenda 21 local. La liste Ecolo sera une liste qui incarne le renouvellement et la réponse aux nouveaux défis de notre temps.

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- Discours prononcé à l'occasion de la présentation des vœux le 25 janvier 2012 en l'Espace Wallonie Picarde à Tournai -

Bonjour à toutes et tous,

La régionale de Picardie est particulièrement heureuse de vous accueillir en l’Espace Wallonie picarde pour vous présenter ses vœux pour l’année 2012.

Si nous devions résumer en 3 mots les vœux qu’Ecolo Picardie adresse à la Wallonie picarde pour 2012, ils seraient solidarité, prospérité et respect !

Solidarité parce qu’aujourd’hui, l’austérité pratiquée en réponse aux supposées attentes des marchés et des agences de notation qui sont désormais plus souveraines que des Gouvernement élus, touche au 1er chef les personnes qui sont pourtant déjà les plus exposées : les bas revenus, les femmes, les isolés, les petits indépendants… Certains pratiquent ainsi la simplicité volontaire non par choix mais par nécessité. La solidarité a été sacrifiée sur l’autel de la règle d’or budgétaire. Comme vous le savez, des négociations sont actuellement en cours à l’échelle européenne qui devraient confirmer ces orientations et imposer aux Etats membres des mesures strictes de rigueur budgétaire dont les conséquences pour les gens seront directes.

Si les efforts sont nécessaires, que le retour à l’équilibre est un objectif que nous ne pouvons que soutenir, est-il normal que ceux qui doivent les supporter sont déjà ceux qui en supportent le plus, que l’on sacrifie les services aux personnes tandis les services aux banques sont préservés ?

De l’Europe à la Belgique les ambitions sont pourtant grandes. La lecture des plans d’actions européens, de l’accord de gouvernement fédéral parlent notamment d’objectifs ambitieux de réduction de la pauvreté, du chômage, des inégalités, de l’augmentation du taux d’emploi, d’une recherche et d’innovation de pointe, de système scolaire performant… il est évident que nous les partageons.

Mais nous ne partageons pas le chemin poursuivi par l’Europe et par le Gouvernement fédéral pour y répondre : durcissement des conditions d’accès à la pension ainsi qu’aux crédits-temps qui permettaient pourtant une meilleure conciliation vie privée-professionnelle et dont les femmes sont les 1res bénéficiaires, aux allocations, l’allongement du stage d’attente pour les jeunes sans perspectives d’emploi, la diminution des investissements dans les secteurs porteurs d’emploi et de déploiement économique et écologique…

Est-ce là la manière de dire aux citoyens qu’ils n’en font pas assez ? Qu’ils sont sanctionnés parce qu’ils n’ont pas fourni assez d’efforts ? Pas assez travaillé ? Ou pas assez longtemps ? De dire aux femmes ou aux hommes qui ont fait le choix de s’occuper d’un proche ou tout simplement de prendre du temps pour eux qu’ils n’en avaient pas le droit ?

Nous ne voulons pas d’un monde qui presse les gens comme des citrons jusqu’à ce qu’il n’en reste que les pépins.

Nous, écologistes, exigeons que l’équilibre ne soit pas seulement budgétaire, mais également social (objectifs de réduction de la pauvreté, emploi...) et environnemental (objectifs de réduction des émissions de CO2, préservation de la biodiversité...) ! L’Europe et la Belgique doivent être porteuses de cette triple règle d’or ! Si nous refusons de léguer une dette économique aux générations futures, nous ne voulons pas non plus leur léguer une dette environnementale ni une dette sociale !

Nous n’en attendons pas moins de la part du 1er Ministre et des Ministres-présidents des entités fédérées, dont l’un d’entre eux brigue le mayorat de cette Ville et qui, comme d’autres dans la région, aura validé les décisions fédérales et européennes et devra les assumer ! Nous exigeons que cette triple règle et le non à l’austérité soit le leitmotiv de la Belgique dans les négociations européennes.

Nous voulons que la solidarité ne soit pas juste un slogan et que les mesures économiques et budgétaires de rigueur laissent la place à l’humain, au développement d’initiatives. Tout d’abord en offrant des perspectives d’emploi dans les secteurs porteurs que sont :

* l’aide aux personnes : l’on sait en effet que la croissance démographique et le vieillissement de la population exigent des responsables politiques une anticipation accrue afin de permettre aux milliers d’habitants de plus que comptera la Wallonie picarde d’ici 2050 de vivre en harmonie, tant dans les villes que les milieux ruraux.

Nous apprenions récemment que notre région manquera de femmes et de jeunes d’ici 2060, avec des différences sensibles que nous nous trouvions à Tournai et Mouscron ou à Ath et Soignies. Il est grand temps de leur donner des perspectives et nous savons que notre région dispose de nombreux atouts et offre des opportunités pour ce faire !

* les énergies renouvelables, la transition écologique des entreprises, le recyclage autant de secteurs porteurs d’emploi, qui placeront notre territoire à la pointe de la transition écologique.

* Le Forem l’annonçait, d’autres secteurs constituent la fierté de la région : la logistique, l’industrie agro-alimentaire ou l’industrie chimique et pharmaceutique. Donnons-nous le défi de maintenir ces secteurs à la pointe en assurant leur transition vers des modes de production écologiques, notamment grâce au soutien du plan Marshall 2. vert qui porte ses fruits (Logistics in Wallonia, Bio Win…).

C’est ainsi que nous pourrons y amener la prospérité, notre 2e souhait pour la région. Celle-ci ne s’obtiendra pas par le toujours plus qui mène aux excès que l’on connait aujourd’hui, mais par le toujours mieux. Cette prospérité passera sans aucun doute par l’Eurométropole, un territoire de plus de 2 millions d’habitants, qui se construit au-delà des limites territoriales et linguistiques, vers la France et la Flandre, au sein d’une Europe qui n’a que trop besoin de ces nouveaux liens.

Mais ces liens à nouveau ne sont pas qu’économiques, ils sont aussi sociaux, culturels, éducatifs, secteurs qui ont tendance à être négligés en temps de crise alors qu’ils constituent la source des adultes de demain, de la réflexion, de la cohésion. Pour ne citer qu’un seul exemple : la suppression de la gratuité des musées le dimanche alors que la culture devrait être un bien commun accessible à chacun.

Ces liens passent bien entendu aussi par la mobilité. 2012 est l’année de la négociation du prochain plan d’investissement 2013-2025 de la SNCB. Pour la première fois de son histoire, sous la houlette de Philippe Henry, la Wallonie s’est préparée à cette négociation. Les travaux menés jusqu’ici et qui ont été soumis à la consultation des secteurs a déterminé six enjeux essentiels que la Wallonie doit prendre en compte pour reprendre son destin ferroviaire en main et faire du rail un outil au service des citoyens et des entreprises (sécurité, ponctualité et maintenance du réseau ; qualité du service, en partant des besoins ; amélioration de l’offre ; investissements dans les gares et points d’arrêt ; accès au réseau pour les chargeurs et inciter ainsi le transport de marchandises par rail ; la gouvernance).

Ces enjeux concernent bien évidemment aussi la Wallonie picarde, étant donné la croissance continue du nombre de voyageurs, l’augmentation de la mobilité professionnelle dans notre région et que les décisions de fermeture des guichets et petites gares pleuvent, alors que l’on sait à quel point ils revêtent une importance particulière pour le lien social dans les villages et les endroits reculés.

Des projets ont déjà été pointés pour notre région comme la diminution du temps de parcours entre Mouscron et Bruxelles ; des travaux d’infrastructure tout au long de la dorsale wallonne et j’en passe.

Nous, picards, devront défendre ces différents projets auprès de la SNCB.

Si nous savons que des priorités devront être dégagées, nous voulons que le rail s’inscrire résolument dans les objectifs de réduction des émissions de CO2 ainsi que des besoins des citoyens, des navetteurs, qui par souci écologique et économique sont de plus en plus nombreux à faire le choix du rail.

Ce qui me permet d’embrayer sur le 3e souhait pour 2012 : le respect.

Le respect du citoyen au travers des décisions politiques, la garantie d’accès à des services publics de qualité, à une alimentation saine, à une éducation, un emploi et un environnement de qualité…

Le respect passe aussi par celui des jeunes qui, trop souvent stigmatisés comme responsables de désordre social, sont les laissés pour compte des décisions actuelles. Même si certains faits isolés auront toujours lieu, nous refusons de répondre à la violence par la violence, par les caméras de surveillance, par la peur et la haine qu’elle suscite. L’insécurité, le sentiment de malaise qu’elle génère au sein de certains quartiers ne peut contribuer à rétablir le lien social distendu : nous voulons redéployer la solidarité chaude, de quartier, par la présence de la police de proximité mais aussi le développement des comités de quartier, l’association et la fédération des jeunes et de moins jeunes autour de projets qui leurs donnent des perspectives, l’accompagnement et la formation des jeunes, le dialogue.

Et les élections communales et provinciales de 2012 offrent cette perspective, elles sont une échéance clé pour insuffler ce souffle nouveau en Belgique, dans le Hainaut, en Picardie.

Elles portent en elles espoirs et défis. Le niveau communal est le plus proche du citoyen, des réponses concrètes et dans un même temps nous savons à quel point les mesures citées plus haut auront un impact direct sur les politiques et les finances communales : les conséquences de la faillite de Dexia tout d’abord, les politiques fédérales ensuite qui touchent les allocataires sociaux et entraineront un report de charge inévitable sur les CPAS, avec une précarisation des personnes en difficulté et partant, des quartiers défavorisés ou encore le rapatriement des réserves de trésorerie des agences locales pour l’emploi vers le fédéral, qui fait aujourd’hui planer la menace pour certaines de devoir mettre la clé sous le paillasson, alors qu’elles sont parfois les seuls outils de développement d’une politique locale de l’emploi. Par ailleurs, 2012 sera-t-elle enfin synonyme de mise en œuvre de la réforme des services incendie tant attendue depuis le vote de la loi de 2007 suscitée par la catastrophe de Ghislenghien, laquelle doit donner un statut aux pompiers volontaires et soulager les finances communales ?

Si les contraintes budgétaires sont importantes, Ecolo travaille d’arrache-pied depuis l’opposition au fédéral pour dénoncer ces dérives et au sein des majorités régionales pour faire de Bruxelles et de la Wallonie des leviers et exemples de développement durable. Mais le niveau communal reste néanmoins le premier levier d’action qui doit animer le monde politique dans l’intérêt des citoyens et le souci de l’intérêt collectif.

C’est pourquoi dans ce cadre, le défi est double pour les écologistes :

1° Renforcer notre ancrage local en Picardie et démultiplier nos participations afin de peser sur les choix communaux. Les mandataires actuels, que nous tenons à remercier au passage, ont démontré la force propositionnelle d’Ecolo, et ce même depuis les bancs de l’opposition. Là où nous poursuivrons notre travail dans l’opposition, et là où nous ferons notre entrée dans les conseils communaux, notre opposition se voudra critique mais toujours constructive afin d’amener des propositions pour la commune.

2° Faire de l’écologie le levier de la transition de nos communes et de la Province afin d’y insuffler des politiques novatrices en matière sociale, économique et environnementale. Cela se fera avec les citoyens, avec la société civile et les autres acteurs porteurs de développement et de transition au sein des communes. C’est notamment pour ça, qu’Ecolo a lancé les Rencontres de l’Ecologie politique, un large processus participatif de consultations, d’échanges, d’actions et de débats afin de construire les réponses aux enjeux politiques de demain tout en réconciliant les citoyens et le politique. Ecolo Picardie s’inscrit dans ce processus parce que cette dernière dimension, de la confiance du citoyen, est pour nous essentielle, parce que nous ne voulons plus que les citoyens se sentent redevables, des clients, mais parce que nous voulons que les citoyens picards soient libres de leurs choix !

Avec nos candidats, nous continuerons à aller à la rencontre des citoyens, des entreprises, des associations, qui forgent l’avenir de la Wallonie picarde !

Merci de votre attention !


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